vignette|« L'action cléricale sur notre malheureuse planète », illustration du journal La Calotte (Asmodée, 1908). vignette|Les Corbeaux, n° 145, . Lanticléricalisme est un système opposé aux tendances du clergé. D'après Françoise Marcard, l'anticléricalisme s'oppose au cléricalisme, « sachant qu'il y a présomption de cléricalisme chaque fois que le fait religieux transgresse les frontières du terrain dit temporel ». L'anticléricalisme insiste sur la nécessaire séparation du religieux et du profane. Il postule la liberté de conscience individuelle. Autour de ce noyau dur de convictions, l'anticléricalisme évolue en relation étroite avec le cléricalisme qu'il combat, et d'une façon plus large avec les religions. Il pourrait être classé dans l’échiquier religieux entre l’athéisme radical et l’antithéisme. Selon l'historien et politologue catholique René Rémond : vignette|L'Assiette au beurre, César Giris, 1903. vignette|gauche|L'Asino, Italie, 1907. vignette|gauche|Almanach de La Traca, Espagne 1932. Pour Jean-Marc Schiappa dans son Histoire de la libre-pensée (2011), le terme clérical utilisé depuis 1848 et contemporain à l'apparition de la libre pensée organisée, renvoie à la volonté de l'Église d'imposer sa volonté politique d'organiser la société, et donc l'État, par ou autour d'une ou plusieurs religions (qu'il y ait un clergé ou pas ne change rien à l'affaire). L'anticléricalisme, c'est l'inverse. C'est la volonté d'organiser la société séparément des religions. Voilà pourquoi l'anticléricalisme adhère aux grands principes qui définissent la conception de la laïcité. L'anticléricalisme est le moyen, la laïcité est le but. L'épithète « anticlérical » apparait dans la langue politique dans les années 1850-1860. Le mot fait partie de la langue des journaux et des livres et se trouve utilisé lors de la campagne électorale de 1863. Ce n'est pas une nouveauté absolue, l'attitude est beaucoup plus ancienne que le mot. L'anticléricalisme n'appartient en propre à aucune classe sociale.