La classification des arts désigne les typologies d'arts définissant un certain nombre d'arts, souvent sous forme de classement. L’expression septième art découle d'une typologie populaire pour désigner le cinéma comme le septième art, après 6 autres arts. Les Grecs de l’Antiquité n’avaient pour eux ni le concept ni le mot correspondant à « art ». Ceux-ci distinguaient certaines activités, appelées « τεχνή » (techné). Ces dernières étaient parrainées par des Muses, dont le nombre total finit par se stabiliser à neuf : Calliope : poésie épique ; Clio : histoire ; Érato : poésie érotique et lyrique ; Euterpe : musique ; Melpomène : tragédie ; Polymnie : pantomime, rhétorique et chants religieux ; Terpsichore : danse et chant choral ; Thalie : comédie ; Uranie : astronomie et géométrie. Ces activités artistiques sont toutes liées aux Lettres, aux langages musicaux ou gestuels, et non aux arts plastiques (architecture, peinture...). Ces considérations remontent à l'époque archaïque, à Homère, dans l'Iliade, implorant la « Muse » de l'« inspirer ». Au , Hésiode (dans Théogonie, 53-57 et 915-917) nous fait connaître leurs noms, mais c’est Platon (dans Ion) vers 401 , puis les néoplatoniciens, qui font des Muses les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel. Cette conception de l’art (le poète est possédé, transi par le dieu) sera contestée par le classicisme de Nicolas Boileau, le mouvement de l’Art pour l’Art ou l’éloge de l’effort de Paul Valéry. Depuis le , la classification du savoir était différente (voir Alcuin), et on ne distinguait pas les arts des sciences. Les arts libéraux étaient au nombre de sept, classés en deux groupes : le trivium (les sciences du langage, mais correspondant plutôt à notre philosophie actuelle) : rhétorique, grammaire et dialectique ; le quadrivium (les sciences des nombres) : arithmétique, géométrie, astronomie et musique.