Un camp meeting est une forme de rassemblement chrétien pouvant durer plusieurs jours, souvent une semaine complète, où s’enchaînent des services religieux, du chant choral, des moments de prière et, le plus souvent des manifestations de type charismatique. Ils trouvent leur origine au dans un far-west américain encore peu fourni en églises et en pasteurs, avant de s’exporter en Angleterre. Un phénomène voisin, qui a sans doute inspiré les premiers "camps meetings" américains, s’était produit en Écosse presbytérienne dès le , sous l’influence de la pauvreté et du manque de pasteurs sous le nom de "foires saintes" (holy fairs) ou "saisons de communion" (communion season), puisqu’on y célébrait ce qui pouvait être la seule sainte cène de l’année. Cette pratique a été l’un des vecteurs majeurs du Réveil, un vaste mouvement d’évangélisation lancé dans la deuxième moitié du par les prédicateurs méthodistes dont le succès entraîna directement la création des mouvements pentecôtistes et de renouveau charismatique ; et par émulation chez les autres protestants, le même type de rassemblement a été organisé chez les baptistes et les évangéliques. L’ambiance particulière, parfois très exaltée, de ces rassemblements donnait lieu à de nombreuses conversions. Après la Guerre de sécession (1861-1865), les camps meetings se développèrent sous l’influence du très populaire mouvement de sanctification, qui tint son premier camp meeting avec un grand succès à Vineland, New Jersey en 1867. Plusieurs autres rassemblements se développèrent les années suivantes, s'étendant à tous les États-Unis. Leur succès considérable s'explique en partie par les conditions précaires de vie dans l'ouest américain et par l’absence de structures ecclésiales adéquates. Les participants et leur famille convergeaient vers les sites des camp meeting où ils passaient plusieurs jours en prière et en louange, une à deux fois par an (Voir sur l'image ci-dessus le panneau informatif érigé sur le site du Camp Meeting de Bloys au Texas, très explicite.