vignette|Consulat général de France à Saint-Pétersbourg. Un consulat est le service d'un État chargé des relations avec les ressortissants de l'État accréditant (l'État qui dirige le service) au sein de l'État accréditaire (l'État où est situé le service) et son rôle est avant tout la protection de sa communauté. Il est dirigé par un consul, qui ne doit pas être confondu avec un ambassadeur, ce dernier étant le représentant de son État dans l'État d'accueil. Dans la Grèce antique, les proxènes étaient chargés de protéger les membres de leur cité dans une autre cité. Au Moyen Âge, des consuls marchands, installés dans les ports de la Méditerranée, tranchaient les différends entre les membres de leurs communautés et les protégeaient. Les Capitulations signées à partir de 1536 entre le royaume de France et l'Empire ottoman permettent l'installation de consuls français aux échelles du Levant qui veillent aux intérêts des marchands français et, dans une certaine mesure, des chrétiens orientaux ; ces dispositions sont ensuite imitées par les autres États occidentaux. Le consul est assisté par un drogman (interprète), un prêtre catholique s'il n'y a pas de clergé institué sur place, et un chancelier qui joue à la fois le rôle de secrétaire, greffier, huissier, notaire et caissier de dépôt. Un tarif de 1691 recense 29 actes pouvant être établis par le chancelier du consulat. En 1902, le poste de chancelier est aboli dans le service diplomatique français et ses fonctions sont transférées à un ou plusieurs vice-consuls. De 1669 jusqu'à la Révolution française, les consuls ont dépendu du ministère de la Marine. Ils ont ensuite été rattachés aux Affaires étrangères. Le statut international des consulats et des consuls est fixé par la convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. L'établissement de relations consulaires entre deux États se fait par consentement mutuel mais n'est pas obligatoirement lié aux relations diplomatiques.