Un storyboard ou scénarimage est un document sur papier ou fichier numérique, utilisé au cinéma et en téléfilm, lors de la préproduction afin de planifier les besoins de l'ensemble des plans qui constitueront le film, aussi bien au niveau technique (cadrages, mouvements de caméra, effets spéciaux) qu'au niveau artistique (décors construits, décors virtuels). Sa mise en page ressemble à celle d'une bande dessinée dont chaque vignette représente un plan, décrit parfois en plusieurs dessins. L'ordre proposé est celui du montage final. D'une part, cette présentation permet d'évaluer avant tournage la lisibilité du récit filmé. D'autre part, elle améliore la circulation des informations entre les membres des équipes de préparation (décors, accessoires, costumes, etc) et celles du tournage. À l'instar du découpage technique, elle constitue un outil de référence. La création du storyboard est attribuée à Georges Méliès qui suit . La forme la plus largement connue aujourd'hui a été développée par Webb Smith chez Walt Disney Productions au début des années 1930. Dans les années 1950 à 1970, Paul Gordeaux, s'inspire de la pellicule cinématographique en créant la bande dessinée verticale, Le crime ne paie pas et Les Amours célèbres. De véritable storyboard publié tous les jours à la der de France-Soir. Ses dessinateurs chargés d'illustrer chaque texte du découpage Jean Ache, Jean Bellus, Henry Blanc, Jean Lenoir, Louis Moles, Jean Effel, Jacques Pecnard, Louis Berings, Sennep, Jacques Grange, Jean Randier, Charles Popineau William Marshall, ou encore Albert Uderzo, et bien d'autres artistes et dessinateurs de grand talent. Les dessinateurs chargés d'illustrer chaque plan du découpage technique d'un scénario sont les « storyboarders » ou « scénarimagistes ». Plusieurs types de storyboards sont employés à travers le monde, suivant leur usage ou les habitudes des réalisateurs. Il se compose d'une série de dessins représentant chacun un plan, ce qui lui donne l'apparence d'une bande dessinée.