thumb|Manifestation contre les « allégations de génocide » dans l'avenue Istiklâl (Istanbul) à l'occasion de son centième anniversaire : avec les drapeaux azerbaïdjanais et la bannière : « L'Amérique est le problème ». thumb|Mémorial et musée des martyrs turcs massacrés par les Arméniens Iğdır, Turquie La négation du génocide arménien est la contestation ou la remise en cause de la réalité historique du génocide commis par l'Empire ottoman d'avril 1915 à juillet 1916 contre le peuple arménien ou de la nature génocidaire des massacres commis durant cette période. Un génocide est, par définition, la tentative d'extermination intentionnelle et organisée d'un peuple. C'est notamment sur cette notion d'organisation que certains historiens remettent en cause le caractère génocidaire des massacres perpétrés envers les Arméniens. Dans un article paru dans le quotidien français Le Monde le , Bernard Lewis, orientaliste anglo-saxon, parle de la « version arménienne de cette histoire ». Il affirme qu'il n'y aurait aucune preuve sérieuse impliquant le gouvernement Jeunes-Turcs dans les massacres des Arméniens. Sa position consiste également à relever des différences entre le cas arménien et le cas des Juifs lors de la Shoah : par exemple, il affirme que les Arméniens n'ont pas fait l'objet d'une campagne de haine comparable aux campagnes antisémites, ni par son ancienneté (l'antagonisme turco-arménien remonte au milieu du , l'antisémitisme à l'Antiquité), ni par sa virulence. Il argue que les Arméniens d'Anatolie occidentale n'ont pas fait l'objet de grandes déportations. Le 27 novembre de la même année, Le Monde publie une réponse commune d'universitaires affirmant qu'il s'agit bien d'un génocide, et parlant d'erreurs dans la démarche de M. Lewis, soulignant notamment que des déportations ont bien eu lieu en Anatolie occidentale. Dans une lettre au Monde publiée dans l'édition datée du janvier 1994, M. Lewis maintient et précise sa position. Bernard Lewis est condamné pour cet article écrit « sans objectivité...