vignette|Un astrolabe persan du , exposé au musée Whipple d'histoire des sciences (Cambridge, Royaume-Uni). L’astrolabe (du grec ancien via le latin médiéval astrolabium, « preneur d'astres ») est un instrument astronomique d'observation et de calcul analogique. Instrument aux fonctions multiples, il permet notamment de mesurer la hauteur des étoiles, dont le soleil, et ainsi de déterminer l'heure de l'observation et la direction de l'astre. Sa conception, dont les origines grecques remontent à l'Antiquité, bien plus tard perfectionnée par les arabes, s'appuie sur une projection plane de la voûte céleste et de la sphère locale, dite projection stéréographique. Une adaptation simplifiée, l'astrolabe nautique, a été utilisée pour la navigation maritime. vignette|centre|Utilisation d'un astrolabe dans le Psautier de Blanche de Castille, Bibliothèque de l'Arsenal, Paris. Les astrolabes classiques sont presque tous construits sur le même modèle. Une analyse technique sommaire de l'instrument permet de visualiser son agencement et de fixer le vocabulaire de référence employé. 600px|vignette|centré|Organigramme d'agencement d'un astrolabe planisphérique. Constitution La mère, dite parfois « matrice », est le disque principal sur lequel sont centrés les autres éléments. Son limbe est gradué. Sur sa partie supérieure se trouve le trône, souvent ouvragé, qui supporte l'anneau de suspension par l'intermédiaire d'une bélière. L'alidade (au verso) permet de viser les astres. Le tympan est un disque rapporté, intégré dans la mère. Sur sa face visible on trouve des tracés de réseaux de lignes nécessaires au calcul de l'heure, qui dépendent de la latitude du lieu. Il y a le plus souvent plusieurs tympans par astrolabe, correspondant chacun à une latitude. L'araignée, est la projection de la carte simplifiée du ciel. Y sont placées les principales étoiles et le cercle de l'écliptique, lieu du Soleil dans son déplacement annuel. Elle tourne, comme le ciel, autour de son axe, en 24 heures.