redresse=.67|vignette|, complexe présentant une interaction agostique (en pointillés). En chimie organométallique, une interaction agostique peut s'observer autour d'un métal de transition incomplètement coordonné par exemple en présence d'une liaison carbone-hydrogène dont les deux électrons occupent l'orbitale d du métal pour former une liaison à trois centres et deux électrons. Le terme agostique a été introduit en 1983 par Maurice Brookhart et Malcolm Green à partir du grec ancien (« bras recourbé, embrassement ») exprimant la notion de retenir quelque chose contre soi, ici du point de vue de l'atome de métal de transition retenant un ligand contre lui. On pense que de nombreuses transformations catalytiques, telles que l'addition oxydante et l'élimination réductrice, font intervenir des intermédiaires présentant des interactions agostiques. Ces dernières se retrouvent en chimie organométallique dans les ligands alkyle, alkylidène et polyényle. Les interactions agostiques sont bien mises en évidences par la cristallographie mais peuvent également être déduites de la présence d'un signal RMN H décalé vers les champs forts par rapport à celui d'un aryle ou d'un alcane normal, souvent dans la région des ligands hydrure. La constante de couplage est généralement abaissée de par rapport aux attendus pour une liaison sp normale. Les données par diffraction de neutrons montrent que les liaisons et sont 5 à 20 % plus longues qu'attendu pour des hydrures métalliques et des hydrocarbures isolés. La distance entre l'atome métallique et celui d'hydrogène est généralement comprise entre et l'angle est compris entre 90° et 140°. Sur la base d'études expérimentales et de simulations numériques, la stabilisation résultant d'une interaction agostique est évaluée enre , certains calculs donnant des valeurs plus faibles. Les liaisons agostiques sont ainsi plus fortes que la plupart des liaisons hydrogène. Elles jouent parfois un rôle dans la catalyse en accroissant la « rigidité » des états de transition.

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Concepts associés (3)
Élimination réductrice
L'élimination réductrice est une étape élémentaire de la chimie organométallique dans laquelle l'état d'oxydation du centre métallique diminue tout en formant une nouvelle liaison covalente entre deux ligands. C'est la réaction inverse de l'addition oxydante et c'est souvent l'étape de formation du produit dans de nombreux processus catalytiques. Puisque l'addition oxydante et l'élimination réductrice sont des réactions inverses, les mêmes mécanismes s'appliquent aux deux processus, et l'équilibre du produit dépend de la thermodynamique des deux réactions.
Chimie organométallique
La chimie organométallique est l'étude des composés chimiques contenant une liaison covalente entre un métal et un atome de carbone situé dans un groupe organique. Elle combine des aspects de la chimie organique et de la chimie inorganique. 1827 Le sel de Zeise, nommé en l'honneur de William Christopher Zeise, est le premier complexe oléfines/platine. 1863 Charles Friedel et James Crafts préparent un organochlorosilane. 1890 Ludwig Mond découvre le carbonyle de nickel. 1899 Introduction de la réaction de Grignard.
Ligand (chimie)
Un ligand est un atome, un ion ou une molécule portant des groupes fonctionnels lui permettant de se lier à un ou plusieurs atomes ou ions centraux. Le terme de ligand est le plus souvent utilisé en chimie de coordination et en chimie organométallique (branches de la chimie inorganique). L'interaction métal/ligand est du type acide de Lewis/base de Lewis. La liaison ainsi formée est nommée « liaison covalente de coordination ».

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