Le terme antiautoritaire désigne les personnes, courants, mouvements, structures et organisations . Est qualifiée d'antiautoritaire, le plus souvent, une sensibilité politique, sociale ou culturelle proche de l'anarchisme avec qui elle partage le refus de l'État et de toute forme d'autorité hiérarchique. Ainsi parle-t-on dans le mouvement libertaire, de « pratiques anti-autoritaires ». La critique antiautoritaire repose sur la prise de conscience individuelle et la transformation de l'individu. Elle anticipe le concept libertaire d'autonomie individuelle dans le cadre de l'action collective. Selon le philosophe André Glucksmann, . Pour Jean-Claude Milner : Et Boris Gobille d’enchaîner : « la critique antiautoritaire invalide toute prétention à parler au nom d'une autorité spécifique ou d'un savoir « légitime », et requalifie du même coup toute parole anonyme comme disant quelque chose de pertinent sur le monde social. [...] elle propulse dans l'espace public le « non-savoir » [...] de ceux qu'on traitait d'irresponsables. » Au contraire, le Petit dictionnaire d'éthique (d'obédience chrétienne) avance que : . Cependant, l'anarchisme se définit justement comme l'idée que la négation du principe d'autorité dans l'organisation sociale n'est pas contraire à la promotion de la solidarité et de la coopération libre entre les individus pour le maintien d'un ordre social et d'une justice sociale. Philosophie individualiste et antiautoritaire, le taoïsme comporte . En 1871, dans le cadre de l'opposition entre Karl Marx et Mikhaïl Bakounine au sein de l'Association internationale des travailleurs, ceux qui se présentent comme « antiautoritaires » contestent le Conseil Général de Londres qu’ils qualifient de « hiérarchique et autoritaire ». Bakounine et James Guillaume, membres d'une fraction secrète (l'Alliance internationale de la démocratie socialiste), sont exclus lors du Congrès de La Haye en .