Les Pariser Kanonen (les « canons de Paris » en français) sont sept pièces d’artillerie à très longue portée utilisées au cours de la Première Guerre mondiale par l'armée allemande pour bombarder Paris. Par la longueur du canon, elles furent les pièces d'artillerie les plus grandes en service durant la Grande Guerre. Surnommés la « Grosse Bertha » par les Français, bien que ce nom désignât un autre canon pour les Allemands, les Pariser Kanonen tiraient à plus de de distance. Armes de la guerre psychologique destinées à terroriser la population, ces canons ont envoyé un total de sur Paris et les communes environnantes, entre le et le , causant la mort de . Alain Huyon, colonel au service historique de l’Armée de terre, relève de multiples dénominations pour ces pièces : du côté allemand : Pariser Kanonen ou Parisgeschütze : canons parisiens ou bouches à feu de Paris ; Langer Friedrich : Frédéric le Long/le Grand, surnom donné par le personnel des usines Krupp en référence au fondateur du groupe, Friedrich Krupp. On trouve aussi Langer Max ; Die Pariserin : la Parisienne, pour le commun des Allemands ; le tube en lui-même est nommé Wilhelmsrohr (« tube de Guillaume »), en référence à l’empereur Guillaume II ; du côté français, ce canon est surnommé « Bertha » et « Grosse Bertha » dès son entrée en service. Mais les grosses pièces d’artillerie appelées Grosse Bertha (Dicke Bertha) par les Allemands sont de gros obusiers utilisés pour détruire des fortifications et d’une portée d’un peu plus de . La confusion vient de Français vivant à proximité des emplacements de tir des Pariser Kanonen, entendant les artilleurs utiliser le nom allemand, mais pour désigner une autre pièce d’artillerie. vignette|redresse=1|Maquette d'un Pariser Kanone. Collection d’études militaires, Coblence. Le canon dit Pariser Kanone (all. Kanone/Kanonen ; nom féminin) est conçu par l’état-major allemand comme une arme psychologique, destinée à terroriser les Parisiens, les désordres et les manifestations ainsi suscitées étant censées pousser le gouvernement français à demander un armistice.