thumb|Début du Parménide (fac-similé du Codex Oxoniensis Clarkianus 39 de la Bibliothèque Bodléienne). Le Parménide (ou Sur les Formes, genre logique) est un dialogue de Platon. Correspondant à un refus du système philosophique qu’il avait soutenu jusqu’alors, cette œuvre représente un tournant majeur dans la philosophie platonicienne et occidentale en général. L’exposition de Parménide est celle d’une cosmologie antérieure à Platon. Les néo-platoniciens ont toujours considéré le dialogue du Parménide essentiel, parce que Parménide soutenait la thèse de l’unicité de l’être. Les paroles du personnage Parménide ayant été effectivement prononcées par Parménide (à part peut-être certains passages, qui semblent citer Le Poème de ce dernier). Ce texte de Platon présente le mouvement conduisant à la révolution platonicienne : la destruction du système platonicien en faveur d'une philosophie non-dogmatique. Introduisant au centre de sa réflexion philosophique les termes majeurs de l’Être et de la Participation, futures notions centrales de la philosophie occidentales, Platon souhaite opérer une réflexion sur l’origine véritable des objets réels. Socrate – même jeune – n’a pas pu rencontrer Parménide contrairement à ce que peut laisser penser le dialogue – qui est avant tout une conversation philosophique fictive entre deux penseurs. Athénée confirme que l’âge de Parménide permet à peine de supposer que le Socrate de Platon ait jamais pu entrer en conversation avec lui, bien loin d'avoir dit de pareilles choses, ou de les avoir entendu dire. Céphale de Clazomènes Adimante Glaucon Antiphon Socrate, Pythodore, Zénon, Parménide, Aristote : appelé « jeune Aristote », ce personnage n’a aucun lien de parenté avec Aristote de Stagire, né près de quinze ans après la mort de Socrate) ; ce « jeune Aristote » du Parménide deviendra l’un des Trente et l’un des Quatre-Cents lors de la courte tyrannie qui suivit la défaite d’Athènes contre Sparte au terme de la guerre du Péloponnèse. Platon commence par l’introduction d’une nouvelle sphère dans le réel : le monde des Formes intelligibles.