250px|vignette|Le drapeau de la marine impériale japonaise semblait particulièrement alarmant et hostile durant la Seconde Guerre mondiale. De nos jours il reste pour les orientaux le symbole des atrocités commises, au même titre que la croix gammée pour les occidentaux Le sentiment antijaponais concerne la xénophobie, particulièrement, la détestation, le grief, le soupçon, l'intimidation, la peur ou l'hostilité envers les Japonais, le Japon ou la culture japonaise. Parfois, le terme japonophobie ou de nippophobie est aussi utilisé. Les sentiments antijaponais vont de l'animosité à l'égard des décisions prises par le gouvernement japonais et d'un dédain pour la culture japonaise au racisme envers le peuple japonais. Des sentiments de déshumanisation ont été exacerbés par la propagande antijaponaise de la Seconde Guerre mondiale. C'est en Chine et en Corée du Sud que ce sentiment antijaponais est le plus fort. Traditionnellement en Occident et en Chine, le sentiment antijaponais se nourrissait d'insinuations assimilant les Japonais à des barbares. Le Japon cherchait à adopter les mœurs occidentales afin d'essayer de rejoindre l'Occident en tant que puissance impériale industrialisée. L'éditorial (intitulé Datsu-A Ron, ce qui peut être traduit par « quitter l'Asie ») de Fukuzawa Yukichi, publié en 1885, servit de socle intellectuel pour la modernisation et l'occidentalisation du Japon. thumb|left|150px|Timbre avec la carte de la sphère de coprospérité La défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale ayant atténué l'animosité des populations occidentales, le sentiment antijaponais demeure toutefois latent chez les populations d'Extrême-Orient ayant autrefois été intégrées dans la sphère de coprospérité de la grande Asie orientale lors de l'expansion du Japon Showa. Ce sentiment est maintenu à vif par la perception générale d'un gouvernement japonais ne semblant pas assumer les atrocités commises par ses militaires, voire essayant de réécrire l'histoire concernant ces événements.