thumb|upright=1.3|Image du représentant Charlemagne avec un cheval de type médiéval.|alt=Un homme barbu chevauche un cheval blanc qui paraît assez petit, avec une tête très fine. Il fait face à trois hommes d'Église, devant une église. Le cheval au Moyen Âge est largement utilisé pour la guerre, le transport, et dans une moindre mesure l'agriculture. Les animaux médiévaux diffèrent par leur conformation et leur élevage du cheval moderne, étant en général de plus petite taille. Des types spécifiques sont développés, dont beaucoup ont disparu. Le destrier, le plus connu de ces chevaux médiévaux, appelle l'image d'un énorme animal bardé de fer, associé à son chevalier en armure complète ; cette représentation stéréotypée ne reflète pourtant que peu la réalité historique. Les chevaux médiévaux sont rarement différenciés par races, mais sont plus généralement désignés selon leur usage. Ainsi distingue-t-on le « destrier » ou « chargeur » (cheval de guerre), le « coursier » (cheval de vitesse), le « palefroi » (cheval de promenade notamment destiné aux dames), l'« affrus » (cheval de traction), ou encore le sommier ou « cheval de bât ». Ces animaux peuvent être désignés d'après leur lieu d'origine, par exemple « cheval espagnol », mais on ignore toujours si ce terme se référait à une race ou plusieurs. D'importants progrès techniques, souvent issus de cultures extérieures, permettent des changements majeurs dans l'équipement équestre, à la fois pour la guerre et dans l'agriculture. En particulier, l'amélioration des selles ainsi que l'arrivée de l'étrier, du collier d'épaule et du fer à cheval représentent des avancées significatives dans la société médiévale. Le cheval est à la fois un symbole de prestige, un moyen de déplacement, un animal de travail et un animal de guerre, dont le prix d'achat peut varier considérablement selon l'usage qui en est fait. Des chercheurs ayant une bonne connaissance des chevaux de races modernes et de l'équitation ont analysé le cheval médiéval à partir de documents écrits et imagés, ainsi que de trouvailles archéologiques, pour obtenir des éléments de preuves.