Antisthène, en grec ancien / Antisthénês (Athènes vers 440- 362 av. J.-C.), est un philosophe grec, considéré comme le fondateur de l'école cynique vers 390 av. J.-C. Antisthène naît d'une mère d'origine thrace, ce qui ne lui permet pas d'avoir la pleine citoyenneté athénienne, et d'un père citoyen athénien du même nom que lui. Il fut d'abord l'élève de Gorgias et enseigna comme sophiste avant de suivre les leçons de Socrate, dont il retient surtout la leçon de frugalité et l'endurance. Disciple zélé, il faisait partie des imitateurs de Socrate, à l'instar d'Apollodore de Phalère. Sa famille habitait le Pirée, et il parcourait [40 stades] pour suivre son enseignement. Après la mort de Socrate, il s'installe dans un gymnase, le Cynosarge ( / Kynósarges), où sont acceptés les demi-citoyens. C'est l'une des raisons pour lesquelles ses élèves portent ensuite le nom de « Cyniques » ( / Kynikoí). Diogène de Sinope, grâce à sa persévérance, fut le disciple d’Antisthène, qui avait dit ne vouloir aucun disciple. Un jour où Antisthène le menaçait d’un bâton pour qu'il s'en allât, Diogène tendit sa tête et lui dit : « Frappe, tu n’auras jamais un bâton assez dur pour me chasser, tant que tu parleras ! » Antisthène enseigne que la seule philosophie à cultiver est l'éthique, que la vertu s’apprend et suffit au bonheur du sage. Elle se manifeste dans les actions, elle se passe des théories. En conséquence, il faut mener une vie aussi simple et morale que possible, et se détacher des conventions sociales. Antisthène se référait à Héraclès, le héros admis parmi les dieux après avoir surmonté les travaux qui avaient mis sa vertu à l’épreuve. Car l’effort est un bien et conduit à la vertu. Selon son dialogue Héraclès, Chiron fut le seul Centaure épargné par Héraclès ; c’est accidentellement qu’une flèche du carquois atteignit Chiron, qui en mourut. Il indique dans son ouvrage Héraclès, que le but final de la vie est d'atteindre l'excellence (ou la vertu). L'excellence suffit même à atteindre la joie, selon lui, .