thumb|210px|Un rishi sculpté au bas d'une colonnette du Phra Prang Sam Yod de Lopburi en Thaïlande. Rishi (sanskrit IAST : ṛṣi ; devanāgarī : ऋषि ; ) signifie « chantre-auteur des hymnes védiques, poète, voyant ; démiurge, géniteur (prajāpati) ; patriarche, sage, ascète, ermite ». Un Rishi védique est un témoin primordial de toutes les régularités à l'œuvre en ce monde qui manifestent pour lui le Veda au sens premier de « découverte » de l'ordre cosmique. Il est celui qui a vu les vérités éternelles. Après la période védique de la culture indienne, le brahmanisme conçoit les sept Rishi (saptarṣi) comme d'anciens sages qui auraient « entendu » (Śruti) le Véda primordial. L'hindouisme considère les Rishi comme des yogi qui, en méditation profonde, entendirent les « hymnes » du Véda émanés du Brahman. Le nom masculin ऋषि (ṛṣi) est parfois transcrit Richi en français, et toujours transcrit Rishi en anglais, généralement traduit par « chantre-auteur des hymnes védiques », mais aussi par « sage, ermite, ascète ». L'étymologie du mot ṛṣi est obscure . Les dictionnaires qui s'aventurent à lui en donner une proposent ṛṣ, 'couler' dans un sens obsolète de 'dṛś': 'voir'. Cette interprétation provient essentiellement de celle du Nirukta de Yaska: “de darśana ‘vision’: ‘il vit les hymnes’ selon [l’école védique] aupamanyava”. Dans la mythologie hindoue, on trouve la mention de sept sages ou patriarches védiques ; ils sont les géniteurs (prajāpati) issus de l'esprit de Brahmā pour enfanter le monde ; on les associe aux sept étoiles de la Grande Ourse. Ceux de l'ère (manvantara) de Svāyaṃbhuva sont : Marīci, Vasiṣṭha, Aṅgirā, Atri, Pulastya, Pulaha, Kratu. Ceux de l'ère de Vaivasvata sont : Vasiṣṭha, Kaśyapa, Atri, Jamadagni, , Vishvamitra, Bharadvāja. On liste parfois aussi Agastya, Kaṇva et Bhṛgu. Védisme La tradition indienne attribue aux rishi la composition des hymnes (sûkta) les plus anciens du Rig-Véda qui forment la base de la Rigveda-samhita, première collection de textes écrits du védisme.