Georgismealt=Bagdge sur lequel figure un chat de couleur beige feulant dans un disque rouge, cerclé par une couronne (au sens mathématique) bleue sur laquelle est inscrit : Free Trade Free Land Free Men |vignette|252x252px|Badge lors de la campagne georgiste à partir des années 1890. Le georgisme (geoism) est un courant de pensée économique développé par l'économiste américain Henry George à la fin du dans son ouvrage Progrès et Pauvreté publié en 1879.
Physiocratievignette|Page de garde de la Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain. La physiocratie est une école de pensée économique dont la thèse centrale est que la valeur provient de l'agriculture, et que cette dernière doit être laissée à elle-même. Précurseur du libéralisme économique, cette école de pensée a fortement influencé l'école classique, et Adam Smith consacre un livre de la Richesse des nations à réfuter la physiocratie.
Henry George (économiste)Henry George ( à Philadelphie – à New York) est un économiste autodidacte, auteur et politicien américain qui a élaboré et promu un projet de réforme fiscale basée sur le concept d'impôt unique foncier (impôt ayant comme assiette la surface du sol détenu par le ménage propriétaire imposé), dans le but de « conformer les arrangements sociaux aux lois naturelles » et de remédier aux inégalités de revenus, au chômage et aux crises économiques qui surviennent paradoxalement avec le progrès.
Laissez-faireLe laissez-faire (ou laisser faire) est un concept d'économie politique qui valorise la non-intervention de l'État dans le système économique. Le laissez-faire s'oppose originellement à la doctrine mercantiliste, et aujourd'hui, plus largement, à l'interventionnisme public. La doctrine du laissez-faire vise à enjoindre au pouvoir politique de laisser les agents économiques les plus libres possible. L'idée de laisser faire les forces en présence dans un marché est répandue dans les écrits économiques français d'inspiration libérale au .
Rente de situationUne rente de situation est un surplus de rentabilité (parfois appelé surprofit) qu'obtient une entreprise ayant un avantage compétitif. Cet avantage peut venir : d'une plus grande efficacité technique : coûts moindres, produits et services plus attractifs (différenciation) ; ou d'une meilleure situation sur le marché : position de monopole ou de leader en part de marché, marque plus connue ou mieux perçue, accès privilégié à certaines ressources ou débouchés, etc. On peut parler dans ce cas de concurrence imparfaite.
GéolibertarianismeLe Géolibertarianisme est une idéologie politique et qui associe libertarianisme et georgisme (ou geoism ou geonomics en anglais). Il est le plus souvent associé à la gauche libertaire ou au centre radical. Les géolibertariens considèrent que l'espace géographique et les ressources naturelles à l'état brut — tous les actifs qui rentrent dans la définition de terre au sens économique du terme – sont des biens rivaux qui doivent être envisagés comme des ou, plus exactement, des communs, que tous les individus partagent un égal accès comme un droit de l'homme, que toute la richesse du capital ne soit pas privatisée entièrement et absolument.
ImpôtL'impôt constitue un des prélèvements obligatoires effectué par voie d’autorité par la puissance publique (l'État et les collectivités territoriales) sur les ressources des personnes vivant sur son territoire ou y possédant des intérêts. Ce prélèvement est destiné à être affecté par l'intermédiaire des budgets publics au financement de ressources (biens ou services) d'utilité générale.
Incidence fiscaleEn économie, l'incidence fiscale est l'analyse de la répartition de la charge effective de l'impôt entre les différents agents économiques. Elle part du postulat que le coût de l'impôt se répercute sur les prix et que donc celui qui supporte effectivement le coût de l’impôt est indépendant de celui qui est légalement tenu d'en verser le montant à l'administration fiscale. Pour les physiocrates ou Henry George tous les revenus provenaient de la terre, et donc la charge de l'impôt pesait in fine sur la propriété foncière, thèse contredite par exemple par Nicolas-François Canard.
Redistribution des richessesLa redistribution des richesses est un ensemble de transferts économiques entre les acteurs économiques du pays (entreprises et citoyens) organisés par les autorités politiques en fonction de leurs buts. Ceux-ci peuvent être de différents ordre, par exemple : réduction (ou maintien et amplification) de la stratification sociale ; justice sociale, de façon à réduire les écarts de richesse entre les individus ; cohésion sociale et paix sociale ; solidarité imposée, afin de financer les versements de prestation sociale ; lutte contre la pauvreté ; politique nataliste ; développement économique (dans une optique keynésienne) ; etc.
Recherche de renteLa recherche de rente (en anglais en) consiste à favoriser la recherche d'une rente obtenue à l'aide de la manipulation ou de l'exploitation de l'environnement économique ou politique, plutôt qu'un revenu correspondant à une activité apportant un surplus de richesse pour la collectivité. Jagdish Bhagwati parle d'activité DUP (Directly Unproductive Profit-Seeking, ce qui se traduit littéralement en français par « recherche de profit directement non-productif »), c'est-à-dire issu d'une activité non directement productive.