vignette|Faciès métamorphiques le long d'une zone de subduction. vignette|Diagramme des champs des différents faciès métamorphiques en fonction des conditions de température et de pression. Un faciès métamorphique désigne une catégorie de roches métamorphiques dont la détermination est basée sur l'assemblage minéralogique de la roche. Aux différents faciès est associé un champ d'intervalle de conditions de température et de pression donné. Bien que les noms des faciès soient basés sur le nom des roches métamorphiques de la séquence magmatique basique, ils n'indiquent pas les noms des roches pouvant être présentes. Les faciès métamorphiques sont l'une des classifications utilisées par les scientifiques pour organiser les roches métamorphiques. De manière plus concise, un faciès métamorphique regroupe toutes les paragenèses dans un même domaine (P,T) de stabilité. Au cours du , les géologues caractérisent des zonations de texture dans les roches métamorphiques attenantes à des intrusions granitiques. Combinant ses propres études de terrains et celles de ses prédécesseurs, le géologue allemand Harry Rosenbusch décrit dans plusieurs publications, vers 1875, la présence de zones de texture homogène de roches métamorphiques autour des plutons de granites, avec un gradient de zonation proportionnel à la distance avec l'intrusion. Il y distingue alors trois zones : une zone à « cornéennes » (le plus haut degré de métamorphisme), une zone schistosée et une zone à phyllites (le plus faible degré de métamorphisme). Il remarque également que les roches constitutives de ces zones ne sont constituées que de quelques minéraux, comme le quartz, la staurotide, les micas, l'andalousite... Par ailleurs, il dénote la présence systématique du quartz, tandis que les feldspaths ont tendance à être absents, dans toutes les zones ; il en conclut que les éléments calcareux des roches sont évacués pour être remplacés par la silice. Au début du , le géologue finlandais Pentti Eskola entreprend de consacrer son champ de recherche aux roches métamorphiques et à leurs processus de formation, encore très mal connus à l'époque.
Anders Meibom, Stéphane Laurent Escrig, Lukas Baumgartner, Florence Bégué
Anders Meibom, Stéphane Laurent Escrig