La porte tambour (revolving doors), aussi appelée « porte tournante » ou « chaise musicale », est un phénomène de rotation de personnel entre un rôle de législateur et régulateur d'une part et un poste dans l'industrie affecté par ces mêmes législation et régulation (donc avec suspicion de conflit d'intérêt) d'autre part. Dans certains cas ces rôles sont assumés séquentiellement, mais dans certaines circonstances ils peuvent être assumés en même temps. Les analystes politiques pensent qu'une relation malsaine peut se développer entre le secteur privé et le gouvernement, basé sur l'allocation de privilèges réciproques au détriment de l'intérêt de la nation. La crise de 2008 dite des "Subprimes" en est un exemple concret : Henry Paulson, le PDG de Goldman Sachs à l'époque, a été nommé secrétaire du Trésor le (son mandat débutant en juillet). Les lobbyistes jouent également un rôle essentiel dans ce phénomène. Après la dernière élection en 2014, Transparency International a étudié les trajectoires de 485 anciens membres du Parlement européen et de 27 ex-commissaires européens partants. Vingt-six anciens eurodéputés « ont été embauchés par les cabinets de lobbying de Bruxelles au cours des deux premières années suivant leur départ », note l’ONG. De même pour les commissaires européens. Connie Hedegaard, chargée de l’Environnement, a été catapultée responsable du greenwashing de Volkswagen, non sans avoir respecté le délai de carence de dix-huit mois, tandis que l’ex-commissaire à la Concurrence Neelie Kroes siège au comité de conseil en politique publique d’Uber. Parmi les exemples de personnes ayant changé d'employeur de cette manière dans des domaines sensibles, figurent Dick Cheney (contrats militaires), (pesticides et biotechnologies), (sécurité intérieure), Pat Toomey, Dan Coats, , un responsable département du Trésor dans l'administration du président George H. W.