La Convention de Philadelphie (Philadelphia Convention en anglais) a eu lieu du 25 mai au à Philadelphie (Pennsylvanie). Initialement prévue pour traiter des problèmes aux États-Unis à la suite de l’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne déclarée le en amendant les Articles de la Confédération, elle résulta en un assemblée constituante pour la rédaction et l'adoption de la Constitution des États-Unis toujours en vigueur aujourd'hui. La volonté de nombreux participants, dont les fédéralistes James Madison et Alexander Hamilton, était en effet d'instaurer un nouveau mode de gouvernement plutôt que de corriger simplement celui établi par les Articles de la Confédération. En raison du résultat de cette convention, elle est un événement majeur de l'histoire des États-Unis et est aussi appelée Convention constitutionnelle (de Philadelphie) (Constitutional Convention), Convention fédérale (Federal Convention) ou Grande Convention (Grand Convention). Le , le Second Congrès continental, réunion des treize États ayant déclaré ensemble leur indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne le , achève d'élaborer les Articles de la Confédération après une année de débats. Ces articles, qui n'entrent en vigueur que le après ratification par un nombre suffisant d'États, forment une constitution minimale qui lie les États en une confédération appelée « États-Unis d'Amérique » (« United States of America »). Le Congrès continental est alors remplacé par le Congrès de la Confédération où chaque État dispose comme auparavant d'une voix et donc d'un poids égal, indépendant de son importance ou de sa population. La nouvelle confédération a autorité pour faire la guerre, négocier les traités, résoudre la question des territoires de l’Ouest, produire des devises continentales et lancer des emprunts à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Mais sans véritable pouvoir exécutif et sans autorité pour réglementer le commerce entre les États, il s'agit plus d'une « ligue d'amitié » que d'une véritable union.