La guerre de la Troisième Coalition est la guerre en 1805 entre la France de et ses alliés d’une part, et la troisième coalition composée du Royaume-Uni, de l'Empire russe, de l'empire d'Autriche et de la Suède d’autre part, afin de lutter contre les progrès de la domination française en Europe. La France et le Royaume-Uni ont conclu le traité d'Amiens en 1802, mais la dimension économique n'a pas été prise en compte. Or, la France poursuit sa politique économique protectionniste. Elle bloque ainsi les débouchés industriels britanniques et empêche les importations, notamment de produits agricoles, nécessaires au Royaume-Uni, qui n'est pas auto-suffisant en la matière. De plus, la France profite de la paix pour partir à la conquête de nouveaux marchés au détriment du Royaume-Uni, ce qui favorise la reprise de son commerce extérieur. La City, qui espérait que cette paix se transformerait en traité commercial lui permettant de reprendre son activité, déchante très vite. D’autre part, le Cabinet de Londres ne supporte pas la présence d’une puissance à l’embouchure de l’Escaut et du Rhin, juge le pouvoir de la France « exagéré », et considère cette paix comme une simple trêve imposée par les circonstances. En conséquence, Malte n’est pas évacuée, contrairement aux stipulations du traité d’Amiens. Londres et les autres capitales européennes sont exaspérées par la politique annexionniste de la France en pleine période de paix. En effet, le , Bonaparte ampute la république helvétique du Valais qui est érigé en république indépendante. Le , le Piémont est officiellement annexé à la France. Le , profitant de la mort de Ferdinand de Bourbon-Parme, l'armée française envahit les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Bonaparte prend alors ses aises sur le continent, estimant que les Anglais ne se lanceront pas dans une guerre, qu’il serait d’ailleurs sûr de gagner.