Les Œuvres morales (en grec ancien / Ethikà, en latin Moralia) sont un ensemble de soixante-dix-huit textes de Plutarque (-s) traitant de sujets extrêmement variés, qui peuvent relever de la religion, de l'éthique, la politique, la philosophie, la littérature, l'histoire. Ils s'inscrivent dans des genres littéraires également divers, allant du traité à différentes sortes de dialogues, en passant par des lettres, des réponses à des Questions (zetemata) ou encore des « dits » (apophtegmes). Cet ensemble constitue un des deux grands pans de l'œuvre de Plutarque, à côté des Vies parallèles, et il a été une source d'inspiration importante à la Renaissance, par exemple pour Érasme et surtout Montaigne, mais il en alla de même pour Shakespeare, Schiller, Rousseau ou encore Frédéric II de Prusse et Napoléon. Les Œuvres morales ne sont pas une seule œuvre conçue par Plutarque comme un ensemble. Ce titre désigne en fait 78 traités (qui nous parvenus) composés par Plutarque durant sa vie, qui traitent de nombreux sujets et relèvent de genres littéraires divers. Ces traités ont été composés par Plutarque pour la plupart entre les années 72 et 126 ap. J.-C. ; il les a écrits en majorité pendant les trente dernières années de sa vie. On y découvre le savoir multiple de Plutarque, touchant de nombreux domaines : il est tour à tour moraliste, psychologue, érudit, philosophe, métaphysicien et théologien. Il serait donc plus pertinent de parler d'Œuvres diverses pour désigner le corpus plutôt que de Moralia, cette appellation ayant été forgée au par Maxime Planude, alors même que les traités moralistes ne représentent que le quart des écrits. L'œuvre est très vaste, se présente sous de multiples formes, souvent comme des réponses et traités dédiés à ses amis. Cependant, le corpus inclus plusieurs travaux inachevés, des prises de notes, des brouillons et des apocryphes, publiés après sa mort. Contrairement aux Vies, les Moralia n'étaient pas destinés à une publication unifiée.