Le nuage de Hills, également appelé nuage de Oort interne, nuage d'Öpik-Oort interne, nuage interne ou nuage d'Oort fossile, est un vaste ensemble sphérique hypothétique de corps du nuage de Oort qui serait situé entre 100 et (frontière interne) et astronomiques (frontière externe) du Soleil. Ce disque est donc bien au-delà de l'orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper. Le nuage (externe) d'Oort, pour sa part, forme une structure sphéroïdale au-delà du nuage de Hills. Le nuage de Hills est l'une des théories astronomiques les plus vraisemblables, car bon nombre de corps ont déjà été repérés. Il est beaucoup plus épais mais moins vaste que le Nuage d'Oort. Les interactions gravitationnelles des étoiles proches et les effets de marée galactique ont donné aux comètes du nuage d'Oort des orbites circulaires, ce qui ne doit pas être le cas pour les comètes du nuage de Hills. thumb|150px|Ernst Öpik. Entre 1932 et 1981, les astronomes pensaient qu'il n'y avait qu'un seul nuage : le Nuage d'Oort mis en théorie par Ernst Öpik et Jan Oort et qu'avec la ceinture de Kuiper, il représentait la seule réserve cométaire. En 1932, l'astronome estonien Ernst Öpik émit l'hypothèse que les comètes trouvaient leur origine dans un nuage orbitant à la limite externe du Système solaire. En 1950, cette idée fut ravivée de façon indépendante par l'astronome néerlandais Jan Oort afin d'expliquer cette contradiction apparente : les comètes sont détruites après plusieurs passages à travers le Système solaire interne. Ainsi, si toutes avaient existé depuis plusieurs milliards d'années (soit depuis le début du Système solaire), plus aucune ne pourrait être observée de nos jours. Oort sélectionna pour son étude les 46 comètes les mieux observées entre 1850 et 1952. La répartition des inverses des demi-grands axes faisait apparaître un maximum de fréquence qui laissait supposer l'existence d'un réservoir de comètes entre (soit entre et années lumière).
Daniel Favrat, Germain Augsburger