Dervichevignette|250px|Derviche instruisant un jeune noble. Ispahan, deuxième quart du . Metropolitant Museum of Art, New York. vignette|250px|Derviche de Palestine dans les années 1860. Aquarelle de Amedeo Preziosi, 1860. Musée national d'art de Roumanie. Un derviche (du persan fa, derviš, « pauvre, mendiant ») est une personne qui suit la voie ésotérique soufie (Tarîqa,« voie, méthode »), requérant l'acceptation du dénuement comme voie de recherche spirituelle, ainsi que le choix de vie d'une pauvreté et d'une austérité extrêmes, semblable aux moines des ordres mendiants chrétiens ou aux sādhus hindous, bouddhistes ou jaïns.
Bektachithumb|right|240px|Calligraphie alevie-bektachi : l'amour du genre Humain est l'essence de l'alévisme-bektachisme qui croit en la manifestation du Créateur en l'Homme et donc en l'immortalité de l'Humanité. Le bektachisme ou bektashisme (en Bektaşilik ; en Bektashizmi) est un ordre religieux ésotérique (batin), issu de la mouvance soufie de l'islam à l'origine même de nombreux autres ordres batin (voir les ghulat) et considéré comme une branche du chiisme car ses adeptes montrent un intérêt particulier pour l'Imam ʿAlī ibn Abī T̩ālib.
Alévismevignette|droite|240px|Ali ibn Abi Talib, compagnon et parent proche du prophète, est une figure importante dans l'alévisme (peinture par ). vignette|droite|240px|«Khamsa Al-i Aba», calligraphie alevi-bektachi représentant un visage humain dans lequel on peut lire Mahomet, Ali, Fatima Zahra, Hassan et Hussein. vignette|droite|240px|Représentation de Zulfikar, l'épée d'Ali. Les alévis bektachis attribuent la phrase suivante au prophète Mahomet, « Il n'y a pas de héros comme Ali, Il n'y a pas d'épée comme Zulfikar (lā fatā ʾillā ʿalī, lā saīf ʾillā ḏū-l-fiqār, لا فتى إلا علي لا سيف إلا ذو الفقار) ».
Ordre mevleviLordre Mevlevi ou Mawlawiyya (en turc Mevlevilik ou Mevleviyye) est un ordre musulman soufi fondé au par Jalal al-Din Rumi à Konya dans le sultanat de Roum (dans l'actuelle Turquie). Ses membres sont souvent appelés « derviches tourneurs » en référence à leur danse appelée samā‘ (ou sema), dont les mouvements rappellent ceux d’une toupie. En 2008, l'UNESCO a inscrit le "Le Sema, cérémonie Mevlevi" à la liste du patrimoine culturel immatériel mondial.