L'éducation au Canada, ou système(s) éducatif(s) canadien(s), regroupe l'ensemble des institutions d'enseignement et d'éducation, publiques et privées, présentes sur le territoire du Canada. Il existe trois systèmes différents à travers la fédération canadienne, car l'article 93 de la Loi constitutionnelle de 1867 (antérieurement appelée l'Acte de l'Amérique du Nord britannique) accorde le choix et la responsabilité exclusive de l'éducation aux provinces. L'enseignement pré-européen au Canada est lié aux formes amérindiennes d'apprentissage, axées sur la vie quotidienne, la chasse et pour certaines élites la gestion d'une tribu. Il n'existe pas de système éducatif inter-communautaire dans le pays avant le . Les premiers enseignants européens-canadiens sont quatre prêtres francophones, qui arrivent au Canada en 1616 avec Champlain. À mesure que s'établissent des hameaux et villages, les « petites écoles » – dirigées par des prêtres de paroisses – se font plus nombreuses. On y apprend la catéchèse, mais aussi à lire, écrire, compter, ainsi que certaines notions d'histoire. En Nouvelle-France, malgré le fait qu'il n'y existe pas encore de système public d'éducation, l’apprentissage fait partie intégrante de la vie quotidienne. Le gouvernement français soutient l’Église catholique dans ses efforts d’enseignement de la religion, des mathématiques, de l’histoire, des sciences naturelles et du français, la famille demeure la base de l’organisation sociale et la presque totalité des apprentissages se fait dans cet environnement (culture agricole, artisanat, construction, vie de famille...). Au début du , la plupart des colons de la Nouvelle-France rurale ne savent ni lire ni écrire. En 1600, environ un quart de ses habitants savent lire et écrire mais, à la fin du siècle, bien loin de leurs terres d'origine, l'apprentissage oral devient plus important, les exigences de survie prennent le dessus et le taux d’alphabétisme diminue : on passe à une personne sur sept sachant écrire son nom.