thumb|redresse|Statue d'Anselme de Cantorbéry dans l'église de l'Université de Salzbourg. La satisfaction est une doctrine sotériologique en théologie chrétienne liée à la signification et à l'effet de la mort de Jésus-Christ. Elle est traditionnellement enseignée dans les cercles catholiques, luthériens et réformés. Théologiquement et historiquement, le terme « satisfaction » ne signifie pas « gratification » comme dans le langage courant, mais est plutôt à comprendre dans le contexte de la pénitence, où la satisfaction consiste en de bonnes actions qui permettent de réparer l'offense faite à Dieu par le péché. Il est alors relié au concept légal consistant à contrebalancer une injustice. Amorcée dans les œuvres d'Anselme de Cantorbéry († en 1109), la théorie de la satisfaction enseigne que le Christ a souffert en tant que substitut de l'humanité, satisfaisant par son infini mérite les exigences requises par l'honneur de Dieu. Anselme voyait sa conception de la satisfaction comme une amélioration nette de la théorie, plus ancienne, de la rançon, qu'il considérait comme inadéquate. Sa théorie a servi de base aux conceptions de Thomas d'Aquin et de Jean Calvin, qui introduisirent l'idée de peine servant à satisfaire les exigences de la justice divine. Pénitence Traditionnellement, le sacrement de pénitence est composé de trois parties : la contrition (contritio cordis) ; la confession (confessio oris) ; la satisfaction (satisfacio operis). Cela signifie que, après avoir sincèrement regretté et avoué son péché, il est nécessaire « de satisfaire à Dieu pour la peine temporelle due au péché » par « une œuvre plus ou moins pénible, destinée sans doute à réparer l'offense faite à Dieu, mais visant particulièrement à obtenir que le châtiment soit épargné au pécheur ». Le dictionnaire Jésus a développé les sources scripturaires de la satisfaction apportée par la passion du Christ. A la suite de l'Epitre aux hébreux (Hébreux 10, 5-10), la vision chrétienne de la satisfaction s'appuie sur des versets du psaume 39 (40) où l'Epitre perçoit la prière du Christ adressée à son Père :" Tu ne voulais ni sacrifice ni oblation,m ais tu m'as façonné un corps.