La république du Texas est le nom que porta l'État américain du Texas qui fit sécession du Mexique, de 1836 à 1845 durant la révolution texane, avant son annexion par les États-Unis. À l'automne 1835, le Texas mexicain fait partie du département de Coahuila y Texas de la république du Mexique (ce n'est plus un État dans le sens de la Constitution de 1824 mais un département, le Mexique étant devenu « centraliste » et non « fédéraliste »). Les États-Unis, intéressés par d'autres territoires dans la cadre de la conquête de l'Ouest, aident ou fomentent d'autres vocations séparatistes telles celles des éphémères république du Yucatán et république du Rio Grande. Cependant, ces tentatives se heurtent notamment aux intérêts britanniques au Yucatán. Le Texas, alors peuplé majoritairement de colons anglo-américains, se révolte contre l'État central mexicain dirigé par le président Miguel Barragán de 1835 à 1836, puis par José Justo Corro de 1836 à 1837. Après le siège de Fort Alamo en , les colons proclament l'indépendance du Texas, qui n'est jamais reconnue par le gouvernement mexicain. Le Texas demeure constamment sous la menace d'une invasion par les troupes mexicaines. La panique de 1837, née d'un excès de spéculation financière sur les riches terres à coton du Mississippi a pour conséquence les faillites de nombre de fermes, la chute des cours du coton, et l'émigration de milliers de planteurs ruinés vers les terres mexicaines du Texas. Cette république indépendante perdure neuf années, jusqu'au , date à laquelle le Texas est finalement intégré aux États-Unis, devenant le État américain. Cette annexion entraîne la guerre américano-mexicaine. Après cette lutte pour la liberté (« Freedom and Liberty »), l'indépendance permet de prolonger de 29 ans l'esclavage sur ce territoire, le Mexique ayant aboli cette pratique dès 1829. Avant son indépendance, le territoire de l'État mexicain de Coahuila y Texas se limite à la partie orientale du Texas actuel. Après la proclamation de l’indépendance, deux factions s'opposent sur la destinée du pays.
Stewart Cole, Jacques Rougemont, Rahul Sharma, Philippe Busso, Adamantia Kapopoulou, Pushpendra Singh