TannaïmLes tannaïm (judéo-araméen : תנאים, singulier Tanna, « répétiteur ») sont, au sens large, les Sages dont les opinions sont rapportées dans la Mishna et, au sens restreint ceux qui l'ont codifiée. Leur ère, dite « tannaïtique » ou « mishnaïque », s'étend donc, selon la définition, de la période du Second Temple (approximativement 520 AEC), ou des débuts de l'ère commune à 200 EC, date à laquelle la Mishna est clôturée dans l'académie de Juda Hanassi.
Talmud de Jérusalemthumb|Première page du traité Berakhot de l’édition Vilna du Talmud de Jérusalem. Le Talmud de Jérusalem (תלמוד ירושלמי Talmoud Yeroushalmi) est une somme de commentaires et discussions rabbiniques sur la Mishna, depuis le jusqu’au . Contrairement à ce que son nom laisse entendre, il n’est pas rédigé à Jérusalem, fermée aux Juifs après les guerres et révoltes contre l’Empire romain, mais dans les académies talmudiques de la terre d'Israël qui se trouvent pour la plupart en Galilée, d’où les appellations alternatives de Talmud d’Eretz Israël ou Talmud d’Israël.
Midrash halakhaLe Midrash halakha (מדרש הלכה) désigne la méthode interprétative employée par les sages d’Israël pour tirer des lois pratiques du texte biblique, et par métonymie l’ensemble de la littérature comprenant les enseignements qui suivent cette méthode. Cette littérature comprend tant des midrashim utilisés pour justifier les lois que des midrashim créateurs de lois, généralement obtenus par application au texte des treize principes de Rabbi Ishmaël.
GémaraLa Gémara ou guemara (mot signifiant « achèvement, perfection » en hébreu, ou « étude » en araméen, langue dans laquelle est rédigé cet ouvrage) est un commentaire de la Mishna qui la relie plus clairement au Tanakh. Les auteurs de la Gémara sont appelés les Amoraïm (« ceux qui parlent » ou « ceux qui expliquent »). Elle fut rédigée simultanément, au , en Galilée et en Mésopotamie, notamment sous l'impulsion de Rav Achi et . La Michna hébraïque et la Gémara araméenne constituent le Talmud.
ToseftaLa Tossefta est une compilation de la loi orale, contemporaine à la Mishna, dont elle ne se veut que supplément ou annotation (hébreu : lehosif, « ajouter », et dans un second sens, « annoter»). Elle a donc été écrite aux alentours de 200 de l'ère courante. C'est une œuvre à visée essentiellement halakhique, dont la structure est quasiment identique à celle de la Mishna, avec une subdivision en ordres (sedarim) et traités (massekhtot) . Elle est écrite pour une bonne partie en hébreu mishnaïque, avec quelques traces de judéo-araméen.
Talmudvignette|redresse=1.25|Lecteurs du Talmud, tableau à l'huile par Adolf Behrman, début du vignette|redresse=1.25|Juifs étudiant le Talmud. Inscription : « Paris ». Fin - début vignette|redresse=1.25|Étude du Talmud à Samarcande, photo du début du Le Talmud (תַּלְמוּד talmoud : « étude ») est l'un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et la base de sa Halakha (« loi religieuse »). Le Talmud existe en deux versions qui se complètent.
Mishnathumb|Extrait du manuscrit Kaufmann, considéré comme l’exemplaire le plus exact de la Mishna et différant légèrement des éditions courantes. La Mishna (משנה, « répétition ») est le premier recueil de la loi juive orale et par conséquent de la littérature rabbinique. Compilée vers le début du de l’ère chrétienne par Juda Hanassi, elle est, hormis quelques versets araméens, écrite dans un hébreu qui lui est propre, et recense les opinions, polémiques et éventuelles résolutions légales des Tannaïm (« Répétiteurs ») sur les prescriptions de la Torah, organisées thématiquement en six ordres subdivisés en 63 traités (massekhtot, sing.
Midrashvignette|redresse|Page de titre d'une édition du Midrash Tehillim (Prague, 1613). Le Midrash (מדרש, pluriel midrashim) désigne à la fois : une méthode herméneutique d’exégèse biblique opérant principalement par comparaison entre différents passages bibliques ; par métonymie, la littérature recueillant ces commentaires. Il représente le troisième des quatre modes d’interprétation rabbinique de la Bible hébraïque, et est subdivisé en midrash halakha qui entend tirer des lois du texte, et midrash aggada, à but généralement homilétique.
Yechivavignette|238x238px Une yechiva, ou yeshivah (en hébreu : ישיבה yéchiva, ישיבות yéchivote au pluriel) est un centre d'étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme. Chaque yechiva est généralement dirigée par un rabbin, appelé Roch Yechivah (littéralement « chef de yechiva »). L'enseignement y est destiné aux hommes et aux jeunes de plus de 13 ans, mais il existe une structure équivalente pour les jeunes filles : les séminaires. Dans les yechivot modernes, les étudiants dorment généralement sur place en internat.
Moïse MaïmonideMoshe ben Maïmon, plus couramment connu en français sous le nom de Moïse Maïmonide (הרב משה בן מימון HaRav Moshé ben Maïmon ; أبو عمران موسى بن ميمون بن عبد الله القرطبي اليهودي Abou Imran Moussa ibn Maïmoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi « Moïse fils de Maïmoun ibn Abdallah le cordouan juif » ; Μωυσής Μαϊμονίδης Moyses Maïmonides) et mentionné dans la littérature juive sous son acronyme HaRambam (הרמב"ם « le Ramba"m »), est un rabbin séfarade du né à Cordoue le et mort à Fostat, le , considéré comme l