300px|vignette|Manifestation favorable au retour du roi - Courtrai. La question royale désigne, en Belgique, les événements politiques qui eurent lieu entre le et le à propos du retour au pays du roi après la Seconde Guerre mondiale. Cette question fut à l'origine d'un soulèvement insurrectionnel principalement dans le sillon Sambre-et-Meuse de la Wallonie, qui fut le théâtre d'événements sanglants, d'une campagne d'attentats entre le 20 et le , puis d'une grève générale violente. La crise aboutit à l'abdication de au profit de son fils Baudouin, le . La question royale trouve ses origines dans les divergences de vues entre le monarque et ses ministres, les incidents de la bataille de la Lys et la réaction du président du Conseil français, Paul Reynaud, qui, par un discours le 28 mai 1940, voulant ignorer l'effondrement français de la percée allemande de Sedan, condamne dans un discours radiophonique la reddition de l'armée belge et accuse injustement le roi des Belges, Léopold III, de n'avoir, soi-disant, pas prévenu les Alliés. Reynaud fait du roi le bouc émissaire de la défaite, créant ainsi, en France, une situation extrêmement hostile, voire dangereuse, pour les Belges et leurs représentants. Le même jour, le Premier ministre belge, Hubert Pierlot, fustige également le comportement du roi et interpelle les Belges à la radio française : Le , dans le château de Wynendaele a lieu l'entretien décisif entre le roi et ses principaux ministres, à l'issue duquel le roi refuse de suivre ceux-ci hors du territoire national. Celui-ci est parfois appelé drame de Wynendaele. En effet, persuadés de la victoire française à venir, les ministres ont insisté auprès du roi pour qu'il les accompagne en France. Ce dernier considérant par contre que l'armée française n'a plus aucune chance et qu'elle finira par capituler prochainement ne voit aucun avantage à les accompagner en France. Le roi, comme le lui permet sa fonction de chef des armées, capitule le , après la bataille de la Lys.