Théologie chrétienneLa théologie chrétienne veut « rendre raison de la foi chrétienne ». Elle est une tentative d'intelligence rationnelle de la foi au moyen des catégories de diverses philosophies (grecques au départ, modernes ensuite). Selon la formule de saint Anselme de Cantorbéry, on la définit comme Fides quaerens intellectum. La théologie désigne le discours croyant sur Dieu, la Bible, la religion et l'Église, et notamment sur les doctrines chrétiennes, élaborée selon les moyens et la perspective énoncés ci-dessus.
Justification (théologie)Dans la théologie chrétienne, la justification est la transformation du pécheur en serviteur juste de Dieu. La doctrine de la justification de l'homme par Dieu exprime en même temps l'exigence radicale que Dieu a envers l'homme et le salut radical que Dieu donne à l'homme qui ne répond pas à cette exigence. La justification annonce le retournement de la condamnation en une grâce, quand Jésus-Christ meurt en tant que rédempteur pour racheter les péchés de l'homme.
SanctificationLa sanctification est relative à la sainteté et désigne l'acte ou le processus pour devenir « saint ». Ce terme possède différentes significations selon la religion considérée. Dès la Genèse et le Lévitique, livres de la Bible, la notion de sainteté liée à la sanctification est une dominante cultuelle juive :« Dieu bénit le septième jour et le proclama saint » (Gen 2:3)« Car Je suis l'Eternel...
Religion abrahamiquevignette|Les symboles des trois religions abrahamiques, christianisme, islam et judaïsme. Les religions abrahamiques sont les trois groupes de religions monothéistes, judaïsme, christianisme et islam, en ce qu'elles revendiquent l'héritage d'Abraham. En français, cette expression est apparue vers 1950 dans des études d'islamologie pour désigner la religion d'Abraham telle que l'Islam la conçoit et suppose qu'elle est le noyau commun avec le judaïsme et le christianisme.
Foi chrétiennevignette|redresse=1.3|L'Adoration de la Sainte Trinité par Albrecht Dürer (1511). La foi chrétienne (catholique, orthodoxe, protestante) est la croyance en la Trinité divine (le Père, le Fils, le Saint-Esprit) et en la certitude de la rédemption des péchés apportée par la Passion et la Résurrection de Jésus. C’est l’une des trois vertus théologales. Elle est exprimée de manière synthétique dans les différentes versions du credo (« je crois » en latin). Le credo originel a deux versions principales : le symbole de Nicée-Constantinople et le Symbole des apôtres.
Perfection chrétienneLa perfection chrétienne ou de sanctification complète (entire sanctification) est une doctrine théologique largement diffusée par le méthodisme, et tout particulièrement par le mouvement de sanctification qui en est issu. Elle affirme que les chrétiens qui vivent en union avec le Christ sont régénérés intérieurement et libérés du péché par la force du Saint-Esprit. C’est la « deuxième œuvre de la grâce », la première étant la justification (qui exonère le chrétien qui se repent du poids des fautes qu’il a commises).
Loi et ÉvangileDans le christianisme, la relation entre la loi de Dieu et l'Évangile est une question majeure de la théologie luthérienne et réformée. Au sein de ces traditions, la distinction entre les doctrines de la loi, qui exigent l'obéissance à la volonté éthique de Dieu, et l'Évangile, qui promet le pardon des péchés à la lumière de la personne et de l'œuvre de Jésus-Christ, est un sujet capital. Elle est utilisée en tant que principe herméneutique dans l'interprétation biblique et principe directeur dans l'homilétique (la rédaction des sermons) et l'activité pastorale.
Persévérance des saintsLa persévérance des saints est une doctrine théologique calviniste qui affirme que nul être sauvé ne peut être condamné pour ses péchés ni retomber en dehors de la foi. Cette doctrine fut propagée au cours de la Réforme protestante comme faisant suite à la prédestination. Elle fut plus tard reprise par un grand nombre de théologiens, dont Charles Stanley, Norman Geisler, Zane C. Hodges et Bill Bright. Elle a été critiquée par les adeptes de l'arminianisme, qui y voient une forme d'exclusivisme théologique.
VertuLa vertu est l'excellence morale. Concept majeur de la philosophie, cette notion est également à l'intersection de la religion et de la politique. Un des objets majeurs de réflexion des philosophes, la vertu est polysémique et a été définie par de nombreux penseurs en des termes différents. En philosophie grecque classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin cardo, pivot) : la prudence, la tempérance, la force d'âme et la justice.
Matthew 5Matthew 5 is the fifth chapter of the Gospel of Matthew in the New Testament. It contains the first portion of the Sermon on the Mount, the other portions of which are contained in chapters 6 and 7. Portions are similar to the Sermon on the Plain in Luke 6, but much of the material is found only in Matthew. It is one of the most discussed and analyzed chapters of the New Testament. Warren Kissinger reports that among early Christians, no chapter was more often cited by early scholars. The same is true in modern scholarship.