Épiphane de Salamine (Epiphanius Constantiensis) ou Épiphane de Chypre est un évêque et théologien chrétien du , né dans la localité de Besanduc, près d'Éleuthéropolis, en Palestine, vers 315, mort en mer au cours d'un voyage entre Constantinople et Chypre en mai 403. C'est un saint et un Père de l'Église pour l'Église orthodoxe et l'Église catholique, fêté le 12 mai. Sa ville épiscopale est Salamine de Chypre, détruite par un séisme vers 340 et reconstruite sous le nom de Constantia, du nom de l'empereur régnant Constance II ; c'était alors la métropole ecclésiastique de l'île de Chypre. Les sources sont les propres textes d'Épiphane, des références à lui chez ses contemporains Jérôme, Basile de Césarée et Théophile d'Alexandrie, dans les Dialogues sur la vie de Jean Chrysostome de Palladios, et les Histoires ecclésiastiques de Socrate le Scolastique et Sozomène (Théodoret de Cyr, peut-être hostile, fait silence sur lui). Il existe une Vie qui se présente comme écrite d'abord par un disciple « Jean le Sarrazin », qui aurait été converti par lui, et ensuite par un autre nommé Polybe, qui aurait pris la relève à la mort de Jean, mais elle a un caractère légendaire évident. Il naquit dans un village de Judée d'une famille d'agriculteurs. D'après la Vie, c'était une famille juive, et ayant perdu son père de bonne heure, il fut adopté par un rabbin de la ville voisine d'Éleuthéropolis nommé Tryphon, qui lui enseigna l'hébreu et la culture hébraïque et lui légua ses biens. Mais si la Lettre à l'empereur Théodose citée par le patriarche Nicéphore est authentique, Épiphane aurait écrit lui-même que ses parents l'avaient élevé dans la foi du concile de Nicée, et d'autre part Sozomène (né vers 375 en Palestine et fervent admirateur de son compatriote Épiphane) ne dit rien d'une telle origine, et suggère au contraire qu'il fut élevé dès son plus jeune âge par des moines chrétiens (HE, VI, 28).