vignette|Un groupe de personnes attendant de recevoir la zakât, en Inde. La zakât ou zakat ou zakaat (ar zakāt) ; mot arabe traduit par « aumône légale » est le troisième des piliers de l'islam après l'attestation de foi et la prière. Le musulman est tenu de calculer chaque année lunaire (hégire) ce montant et de le donner « aux miséreux, aux pauvres, à ceux qui travaillent au service de la zakât, aux nouveaux convertis dont le cœur est à raffermir, aux esclaves [qui en ont besoin pour remplir leur contrat d’affranchissement], aux endettés [qui ne peuvent pas s’acquitter de leurs dettes] aux combattants bénévoles et au voyageur [qui n’a pas ce qui lui permet d’atteindre sa destination » [sôurat At-Tawbah / 60]. La zakat est généralement payée pendant le mois sacré du Ramadan pour doubler son impact et les gens peuvent facilement calculer la zakat sur la propriété. Historiquement, dans les pays islamiques, c'était l’État qui récoltait la zakât et qui la redistribuait. Purifier les biens du croyant avant tout, et faire acte de foi. Permettre aux plus pauvres de subvenir à leurs besoins, ce qui était un droit dans le cadre de la responsabilité collective prônée par l'islam. Rallier le cœur des hommes à Dieu. La zakat est le troisième pilier de l'islam et son essence même révèle l'importance de la participation sociale dans l'univers musulman. La zakât est clairement un impôt sur l'avoir et la propriété qu'il faut comprendre, d'abord, comme une obligation devant Dieu. Ce prélèvement purifie sur le plan religieux, sacré et moral le bien de celui qui le possède. Sont soumis à la zakat quatre types de biens : Avoirs/biens et fortune (espèces, métaux précieux, dépôts ou titres bancaires) ou zakat al maal Les récoltes Fonds de commerce (sur tout bien destiné à la vente) Les bestiaux (ovins, bovins, ou encore camélidés) Non soumis à la zakat : Terrain, immeuble, bâtiment (non destinés à la vente) Mobiliers, vêtements, voitures, etc.