L'année 1831 est une année commune qui commence un samedi. 4 janvier : le général Damrémont prend Oran. Conformément à la convention signée avec la France le , le bey de Tunis Husayn propose ses services à la France. Il espère obtenir Constantine pour son frère Mustapha et placer Ahmed bey, un autre prince tunisien, au gouvernement d’Oran, ce qui est fait le 4 février. Mais les violences exercées par ses troupes en Algérie font scandale et Paris ne ratifie pas la convention. Ce revirement nuira aux relations franco-tunisiennes, alors que, en offrant ses services à l’occupant, le bey s’est compromis aux yeux des musulmans. Le 17 août, la France prend directement en charge l’administration d’Oran. 14 février : entre le Masâfént du Bégameder , régent de l’empereur d’Éthiopie et son rival , gouverneur du Tigray. Marié est tué dans la bataille, mais son allié Oubié (Wube), gouverneur du Semièn, vainqueur, capture Sabagadis qui est mis à mort. 21 février : en Algérie, le Lieutenant-général Bertrand Clauzel est remplacé par le général Pierre Berthezène, qui avec ses successeurs, le duc de Rovigo (-), Théophile Voirol (-), se contente de l’occupation d’Alger et de ses environs, à de rares exceptions près. 27 avril, Cape Coast : accords de paix entre l’Asante, les autres territoires de la Gold Coast et le Britannique . Tete : l’expédition de José Monteiro et Antonio Gamitto franchit le Zambèze. Elle atteint difficilement le Lunda, après avoir été décimée par la variole en Angola, où elle est reçue par le Mwata Kazembe. 20 juin-3 juillet : évacuation de Tintingue. Échec d’une intervention française dans les querelles internes de Madagascar. Les hova détruisent les comptoirs français après une démarche maladroite pour soutenir contre eux les chefs des Betsimisaraka. En Afrique australe, les Nguni de Soshangane affrontent ceux de , qui sont battus à plusieurs reprises. À la suite de dissensions entre leurs meneurs, les Nguni se divisent en trois groupes. Les partisans de Soshangane émigrent vers le sud du Mozambique et fondent l’État de Gaza, du nom du père de leur chef.