vignette|150px|Exemple des caractères chinois (sinologie) dans le style grand sceau, éléments graphiques à la base de la communication écrite chinoise han. Selon le Larousse en ligne, la sinologie est l' et le sinologue est un . On peut considérer le « sinologue » et le « sinisant » comme synonymes. En effet, selon le Littré, le sinologue a pour principal domaine d'étude la langue et l'histoire de la Chine et le sinisant est le spécialiste de la langue et de la civilisation chinoise. Certains estiment que son apparition remonte aussi loin que Marco Polo au . L'étude systématique de la Chine remonte au , quand les missionnaires jésuites, notamment Matteo Ricci, Ferdinand Verbiest, Antoine Thomas et d'autres tentèrent d'introduire le christianisme en Chine. Ainsi, les premières études sinologiques traitent souvent des aspects de la compatibilité du christianisme avec la culture chinoise. Le Siècle des Lumières est une période de grande curiosité intellectuelle alimentée par les explorations et découvertes de nouveaux mondes. Des récits et des lettres - entre autres celles qui furent rassemblées dans la grande collection des Lettres édifiantes et curieuses - circulaient et ouvraient l'Europe aux autres cultures. L'immense empire de la Chine fascinait tout particulièrement et des 'sinologues' (un grand mot pour le travail fait à l'époque!) commencèrent à populariser la philosophie, l'éthique, les concepts légaux et l'esthétique chinoise en Occident. Quoique souvent caricaturaux et incomplets, ces travaux ont contribué à un certain intérêt du public vis-a-vis des « chinoiseries », et alimenté des débats comparatifs. À cette époque, la Chine était souvent décrite comme un royaume éclairé. Voltaire, grand lecteur des Lettres édifiantes..., a manifesté son intérêt pour le pays dans sa pièce, L'Orphelin de la Chine. Leibniz, l'inventeur du calcul différentiel, était très intéressé par la philosophie chinoise et notamment le Yi Jing, où il voyait une démonstration parfaite de la suite des nombres premiers.