L’histoire des Juifs en Biélorussie paraît commencer au avec l’installation des premiers juifs dans le Grand-duché de Lituanie qui comprenait alors la Biélorussie. Après plus de cinq siècles d'une histoire importante sur les plans économique, culturel et religieux, la Shoah entraine leur quasi-disparition après leur regroupement forcé dans les ghettos locaux et leur déportation dans les camps d'extermination nazis, conformément aux plans de la « solution finale » et du Generalplan Ost. Ceux des Juifs qui l'ont pu ayant pris les armes pour résister, une petite population juive subsiste en Biélorussie soviétique mais finit par disparaître presque totalement par émigration ou assimilation dans les dernières années de l'Union soviétique et après l'indépendance de la Biélorussie. Les premiers Juifs du Grand-duché de Lituanie (incluant alors la Biélorussie) semblent être des marchands ashkénazes venus d'Occident au pour s'établir à Brest-Litovsk. Le premier document attestant de l'installation de Juifs sur le territoire de l'actuelle Biélorussie remonte au , quand le prince lituanien Vytautas le Grand publia à Loutsk un décret accordant aux Juifs de Brest-Litovsk le droit d'encourager l'immigration. C'était un décret semblable à celui édicté par le prince Boleslas le Pieux en 1264. Mais celui de Vytautas le Grand posait les principes de l'installation à demeure des Juifs dans le Grand-duché de Lituanie. Pour le meurtre d'un Juif, il fixait une peine identique à celle du meurtre d'un membre de l'aristocratie polonaise. Le décret autorisait les Juifs à pratiquer leurs rites librement, à affermer des domaines agricoles, à s'occuper d'opérations financières et de prêts sur gage. Il leur était permis de s'occuper de tout bien meuble, à l'exception des objets des cultes chrétiens et ceux « liés au sang » (monuments funéraires, cimetières). De plus, suivant en cela les instructions du pape, Vytautas le Grand interdisait par son décret de calomnier les Juifs par des accusations de meurtres rituels.