Le TERCOM, de l', que l'on peut traduire par , est un système de navigation évolué utilisé principalement par les missiles de croisière. Il améliore considérablement la précision d'un missile, comparé à ce que peut donner un système de navigation inertielle, ce qui lui permet de voler plus près des obstacles et à des altitudes généralement plus faibles, le rendant ainsi bien plus difficile à détecter par les radars terrestres. Le TERCOM emploie une carte des reliefs pré-enregistrée dans sa mémoire interne, qui sera ensuite comparée aux mesures effectuées pendant le vol par le radar altimétrique du missile. Si des différences sont détectées au moment de la superposition des deux cartes, une correction est effectuée pour ramener le missile dans la bonne trajectoire de vol. Une comparaison élémentaire permettrait de comprendre aisément le fonctionnement d'un tel système : Lorsqu'une personne se déplace dans une pièce de sa maison plongée dans l'obscurité totale, elle avance en tâtonnant le décor jusqu'à réussir à atteindre l'interrupteur qui active l'éclairage principal. Ce que la personne fait dans l'obscurité, en touchant le décor et en où elle est en train de marcher exactement, correspond à ce que fait le TERCOM pour un missile de croisière. Si la personne ne connaissait pas cette pièce par cœur, elle pourrait passer beaucoup de temps à chercher où se trouve l'interrupteur, mais comme elle la connait bien, elle se guide en touchant les éléments du décor et y parvient rapidement. De la même manière, les cartes pré-enregistrées dans la mémoire du TERCOM sont nécessaires pour lui permettre de savoir en permanence où il est. Les « cartes » de navigation du TERCOM consistent en une série de bandes de terrain que le missile est censé survoler, encodées sous la forme d'une succession de valeurs d'altitudes. Comme un radioaltimètre ne mesure que des hauteurs relatives par rapport au sol, et pas une valeur absolue d'altitude (par rapport à la mer), les cartes sont donc encodées sous la forme d'une série de changements d'altitude, ces valeurs ne reflétant pas forcément les altitudes réelles des éléments survolés.