AugustinsLes Augustins désignent l'ensemble des clercs réguliers vivant selon les principes définis par la règle de saint Augustin. Ce texte est une lettre authentique d'Augustin d'Hippone donnant des normes de vie religieuse communes à une communauté d'hommes (non identifiée), mais qui n'a rien à voir avec les amis groupés autour de lui, dont il parle dans ses Confessions. Augustin d'Hippone lui-même n'a jamais eu l'intention de fonder un ordre religieux au sens institutionnel du terme.
Religieuse285px|thumb|Sainte Scholastique avec les religieuses de l'Ordre bénédictin et ses affiliations, Johann Jakob Zeiller, 1748, Germanisches Nationalmuseum. Une religieuse, moniale ou nonne, appelée aussi « sœur » ou encore familièrement « bonne sœur » lorsqu'elle travaille dans la santé ou l'assistance, est une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.
Hagiographiethumb|230px|Manuscrit hagiographique byzantin. L’hagiographie (du grec ancien , « saint », et , « écrire ») est l'écriture de la vie et/ou de l'œuvre des saints. Pour un texte particulier, on ne parle que rarement d'« une hagiographie » (sauf dans le sens figuré), mais plutôt d'un texte hagiographique ou tout simplement d'une vie de saint.
TonsureLa tonsure est une pratique adoptée par certaines Églises, consistant à raser une partie des cheveux d'un clerc. Signe de renonciation au monde, elle est aussi, avec la prise d'habit et le changement de nom, un élément d'un rituel de mort et de renaissance qui efface les péchés antérieurs. Signe visible de passage à l'état clérical la pratique est tombée en désuétude ou est limitée à la coupe symbolique d'une mèche de cheveux ou deux. Cette pratique fut à l'origine du port de la calotte.
AbbéUn abbé (du latin abbas, ou plus certainement de l’hébreu abba) est tout d'abord un moine élu par ses pairs pour gouverner un monastère, une abbaye ou une communauté canoniale. Dans les premiers essais de vie cénobitique (cénobitisme), les moines s'en remettaient à l'autorité d'un patriarche, d'un ancien, souvent appelé abba (père). L'image de l'abbé, comme « représentant du Christ » et « père de la communauté », prend sa source dans le Nouveau Testament cité par la Règle de Saint-Benoît.
Réforme anglaisevignette|droite|250px|Le roi Henri VIII d'Angleterre. La Réforme anglaise, aussi appelée schisme anglican, fait référence à une série d'événements du , au cours desquels l'Église d'Angleterre rompit avec l'autorité du pape et l'Église catholique romaine. Ces événements faisaient partie d'un processus plus vaste, la Réforme protestante européenne, un mouvement politique et religieux, qui affecta la pratique du christianisme à travers toute l'Europe durant cette période.
Monachisme chrétienLe monachisme chrétien est pratiqué de l'Antiquité jusqu'à nos jours. Il trouve son origine dans la tradition évangélique et les pratiques spirituelles orientales. Les moines et les moniales, au sein d'un ordre monastique, suivent en général une règle dont la plus ancienne est la règle de saint Augustin et la plus répandue celle de saint Benoît ; ces deux règles, et leurs nombreuses interprétations, ont justifié des modes de vie et d'organisation variés.
MonachismeLe monachisme est l'état et le mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux religieux et font partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune, séparés du monde. Cela concerne les moines, au masculin, et les moniales, au féminin. Le mot vient du grec ancien monos qui signifie « solitaire » et plus particulièrement « célibataire ». La première institution connue du monachisme est celle du bouddhisme theravada, il y a vingt-cinq siècles.
Soutanethumb|327x327px|Soutane romaine sans ceinture Une soutane, (lat. : vestis/tunica talaris, angl. : cassock, it. : abito talare, talare, esp. : sotana, all. : Sutane, suéd. : kaftan, gr. : anteri/rason), de l'italien sottana, est un « vêtement de dessous » par rapport aux habits liturgiques. Selon le R.P. Charles Louis Richard, « On compte jusqu'à treize conciles généraux, dix-huit papes, cent cinquante conciles provinciaux, et plus de trois cents synodes, tant de France que des autres royaumes, qui ont ordonné aux clercs de porter l'habit long ».
Dissolution des monastèresvignette|Ruines de l'abbaye cistercienne de Tintern, vendue en 1536.|alt=Photo des ruines de l'abbaye La dissolution des monastères est un épisode du règne d’Henri VIII d'Angleterre qui débute en 1534, lorsque le roi entreprend de confisquer les biens des ordres religieux d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande. Avant d'obéir à des raisons politiques et économiques, la dissolution s'inscrit dans le conflit entre le roi et le Saint-Siège depuis que le pape Clément VII, dont le clergé anglais possède un cinquième des terres, a refusé d'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon - qui n'avait pas produit l'héritier mâle attendu - pour qu'il puisse épouser Anne Boleyn.