thumb|Réflexe d'immersion chez un bébé humain Le réflexe d'immersion est un réflexe présent chez les mammifères qui optimise la respiration afin de rester sous l'eau pendant un certain temps. Ce réflexe est très prononcé chez les mammifères aquatiques (Pinnipèdes, loutres, dauphins, etc.), mais existe également plus faiblement chez les autres mammifères, y compris les humains. Certains oiseaux aquatiques, comme les pingouins, ont un réflexe similaire. Le réflexe d'immersion est déclenché lorsque la figure est en contact avec de l'eau froide. De l'eau à plus de ou une autre partie du corps immergée dans de l’eau froide ne déclenchent pas le réflexe. Lors du déclenchement du réflexe, trois changements apparaissent dans le corps dans l’ordre suivant : La bradycardie est la première réponse à l'immersion. Immédiatement lors du contact de l'eau avec la figure, chez l’humain le rythme cardiaque diminue de dix à vingt-cinq pour cent. Chez les phoques, le rythme cardiaque passe de 125 battements par minute à 10 lors d'une longue plongée. Ensuite la vasoconstriction périphérique se met en place. En raison de la grande pression lors de plongées profondes, les capillaires dans les extrémités se ferment, stoppant la circulation sanguine dans ces zones. Habituellement la vasoconstriction s'applique aux artérioles mais dans ce cas ce sont bien les capillaires qui sont concernés. Les doigts et orteils sont les premiers touchés puis les mains et les pieds et finalement les bras et les jambes, ce qui laisse plus d'oxygène pour le cœur et le cerveau. La musculature humaine ne stocke que 12 % de l'oxygène du corps, des crampes apparaissent durant cette phase. Les mammifères aquatiques stockent de 25 à 30 % de leur oxygène dans leurs muscles, ils peuvent donc continuer à fonctionner après l'arrêt de l'irrigation des membres. La dernière étape est l'érection pulmonaire qui se produit lors de plongées très profondes. Lorsqu'elle se produit, une vasoconstriction intense des extrémités permet au sang d'affluer dans le thorax : la pression reste constante et on évite un œdème pulmonaire ou des organes écrasés par la pression.
Jean-Marc Vesin, Adrian Luca, Etienne Pruvot
Olaf Blanke, Oliver Alan Kannape, Hyeongdong Park