L’éponymie est le fait de « donner son nom à » quelque chose. Ainsi, le mot « poubelle » vient du nom du préfet de la Seine, Eugène Poubelle qui, en imposant l'usage de ce dispositif lui a « donné son nom » et est donc éponyme des boîtes à ordures. La désignation de l'objet par le nom de son inventeur est ici le fruit d'un processus métonymique. L'éponymie peut également obéir à d'autres raisons : elle peut notamment permettre de rendre hommage à une personnalité. Le terme vient du grec ancien , « qui donne son nom à », composé de , « sur » et de , « nom ». Le Petit Larousse définit l'adjectif « éponyme » : . Le Trésor de la langue française informatisé définit, par extension, l'adjectif « éponyme » : Le mot « éponyme » désigne un nom commun formé à partir d'un nom propre, . Cependant, cette définition n'est pas reconnue par tous les chercheurs dont beaucoup pensent que . « Éponyme » est souvent utilisé à tort pour désigner l'objet ayant reçu son nom d'un personnage ou d'un objet (exemple : ), ou à la place du qualificatif « homonyme ». Quoique fréquent, cet usage demeure déconseillé, notamment lorsque c'est une chose qui donne son nom à une autre. Dans sa version en ligne, le Dictionnaire Larousse donne un exemple de cette pratique en la signalant comme abusive. L'Office québécois de la langue française définit « éponyme » : et son emploi dans le domaine de la musique : . Athéna était la déesse éponyme d'Athènes. Le magistrat éponyme était celui qui donnait son nom à l'année en cours : il pouvait s'agir d'un archonte éponyme, comme à Athènes ou à Ténos, aisymnète à Naxos, éphore à Sparte hipparque à Cyzique. Les consuls donnaient leur nom à l'année de leur magistrature (« sous le consulat de X et Y »). Jules César (Caius Iulius Caesar) est l'éponyme de nombreuses villes romaines, dont dont certaines conservent encore la trace de son nom : Lillebonne (Juliobona) de même que l'empereur Auguste : Aoste, Augst. L'empereur Gratien est l'éponyme de Grenoble (Gratianopolis, auparavant appelée Cularo).