vignette|Le Gaelic Journal (« Journal gaélique »), journal voué à la préservation et au développement de la langue irlandaise. Le renouveau gaélique (Gaelic revival en anglais, ou Athbheochan na Gaeilge en irlandais, expression qui peut se traduire en français comme « renouveau » ou « renaissance de la langue irlandaise ») fut un mouvement de la fin du qui cherchait à la fois à préserver la langue irlandaise (souvent connue à l’époque sous le nom de Gaelic) et à réaffirmer la place de la culture gaélique – y compris la musique, les sports, les arts et le folklore irlandais – au sein d'une société irlandaise que l'on croyait sur le point de perdre ce qui lui restait de son identité particulière. Expression du nationalisme romantique, le Gaelic revival peut être rattaché à d’autres mouvements qui existaient dans d’autres pays européens à la même époque. Vers la fin du , l'importance réelle de la langue irlandaise au sein de la société irlandaise avait déjà fortement diminué face à l'anglais, celui-ci étant devenu la langue principale dans la majeure partie de l’île alors que l'irlandais, langue traditionnelle du pays, ne se parlait plus guère hors de certaines régions rurales et dont la plupart étaient très isolées. L’intérêt porté à la culture traditionnelle de l’Irlande gaélique était déjà évident dès le début du , comme le prouvent la fondation de l’Ulster Gaelic Society (Société gaélique d’Ulster) en 1830, les travaux d’érudits comme John O'Donovan et Eugene O'Curry, et la fondation de l’Ossianic Society (Société ossianique). D’autres sociétés, fondées vers la fin du siècle, furent l’expression des inquiétudes ressenties par certaines parties pour la population quant à l’avenir de la langue irlandaise comme langue vivante. Tel fut le cas de la Society for the Preservation of the Irish Language (Société de la préservation de la langue irlandaise), par exemple, fondée en 1876, et de la Gaelic Union (Union gaélique), fondée en 1880.