Le terme Rudeltaktik (en français : tactique des meutes) ou en anglais Wolfpack (en français : meute de loups) se réfère à une tactique militaire d'attaque en masse utilisée par les U-Boote (sous-marins) allemands de la Kriegsmarine pendant la bataille de l'Atlantique (Seconde Guerre mondiale) contre les convois Alliés. Dans l'océan Pacifique, des sous-marins de la Marine américaine utilisèrent cette même tactique contre les expéditions japonaises pendant la campagne sous-marine alliée de la Seconde Guerre mondiale. L'idée selon laquelle une attaque groupée de sous-marins est plus efficace qu'une attaque isolée est . Elle impose cependant la concertation entre attaquants que l'état des technologies de communication ne permettait pas avec les premiers submersibles. Durant le premier conflit mondial, les Allemands avaient ainsi imaginés qu'un sous-marin de commandement pourrait, dans la zone d'opérations, diriger les attaques des autres submersibles. Cette idée ne fut pas réalisée. thumb|upright|Karl Dönitz, commandant des U-Boote, concepteur de la tactique Rudeltaktik. En 1935, le commandant des U-Boote Karl Dönitz rédige un manuel décrivant la tactique d'attaque de groupe (Gruppentaktik). Ainsi, la tactique est prête à l'emploi dès le début du conflit. En 1939, Dönitz, publie un autre livre dans lequel il évalue qu'il faudrait que l'Allemagne dispose de pour être en mesure d'atteindre les objectifs militaires. Sur ces , 90 seraient en embuscade, par groupes de trois, pour intercepter les convois sur les trois principales routes identifiées (Atlantique nord, centre de l'Atlantique et le long des côtes africaines après Gibraltar). La planification de la marine de guerre allemande (ou : "plan Z") ne prévoit que de tous types, parmi lesquels correspondant à la demande de Dönitz : 90 de type VII.B et 60 de type IX. Les autres sont soit des sous-marins côtiers, soit des modèles privilégiés à l'époque, comme des croiseurs sous-marins (similaires au Surcouf français), ou encore, des « sous-marins d'escadre » destinés à ouvrir la route des forces de surface.