upright|vignette|La Tyché d'Antioche. Marbre, copie romaine d'un original grec en bronze du Dans la mythologie grecque, Tyché (en grec ancien , ) est la divinité de la Fortune, de la Prospérité et de la Destinée d'une cité ou d'un État. Son équivalent romain est Fortuna. Il existe plusieurs versions de sa généalogie : Hésiode dans sa Théogonie la donne comme l'une des Océanides. L’Hymne homérique à Déméter la donne aussi comme l'une des Océanides (vers 420). Pindare l'appelle . D'autres la disent . Une tradition isolée la fait naître du Titan Prométhée. Tyché Agatha est l'épouse de Agathodémon ou Agathodaïmon (). Tyché décide du destin des mortels, comme jouant avec une balle, rebondissant, de bas en haut, symbolisant l'insécurité de leurs décisions. Nul ne doit donc se vanter de sa bonne fortune ou négliger d'en remercier les dieux, sous peine d'attirer l'intervention de Némésis. Au , Tyché symbolise le désordre et l'irrationnel, et son culte marque la faillite du panthéon olympien, les hommes doutant de l'efficacité des autres dieux. Théophraste (ca. 371 à ca. 288 avant notre ère), élève d'Aristote, dit que la fortune est aveugle, prompte à nous ôter le fruit de notre peine et à bouleverser ce qui nous semble être la prospérité sans aucune opportunité déterminée. Sa phrase , dans son ouvrage sur le deuil (Callisthène), fait également référence au principe métaphysique de la tyché, nécessité transcendantale qui oriente les événements dans le sens d’une finalité prédéterminée. Pour Polybe (208 à 126 avant notre ère), les dieux et le surnaturel n'existent pas mais il existe un principe métaphysique sous la forme de la tyché, équivalent de la « fortune ». Elle joue chez cet historien le rôle d'une nécessité transcendantale qui oriente les événements dans le sens d’une finalité prédéterminée. Chez Hérodote, la tyché était encore une puissance entre les mains des dieux mais chez Polybe, ce n'est plus qu'une notion abstraite. À l'époque hellénistique, son culte connait une grande diffusion.