La révolution brabançonne, appelée autrefois révolution belge ou révolution de Belgique ou bien encore première révolution belge, se déroule dans les Pays-Bas autrichiens entre 1787 et 1790, sous le règne de l'empereur Joseph II, à l'époque de la gouvernance de l'archiduchesse Marie-Christine et de son époux le prince Albert de Saxe, duc de Teschen. Ce mouvement débute dès la prise de pouvoir de Joseph II à la suite du décès de Marie-Thérèse en 1780 et se fait ressentir dans toutes les villes et région des États Belgiques. Cette révolution entraîne le rejet des réformes de Joseph II qui voulait supprimer nombre de lois et règlements au profit d'une politique centralisatrice imposée depuis Vienne. Mais une partie des chefs révolutionnaires professaient des principes démocratiques analogues à ceux qui étaient, au même moment, appliqués par la Révolution française. L'autre partie des chefs révolutionnaires voulaient, au contraire, restaurer les principes de gouvernement qui, en leur temps, avaient représenté une avancée contre la féodalité en arrachant à celle-ci un certain nombre de privilèges au profit des pouvoirs locaux, mais tout en maintenant le pouvoir de la noblesse et des nombreux autres corps privilégiés des villes. vignette|redresse|Hussard de Tongerloo de l'armée des États belgiques.Provisoirement unis malgré leurs différends, les révolutionnaires parviennent, en 1790, à vaincre l'armée impériale à la bataille de Turnhout. Ceci entraîne la disparition du pouvoir impérial en Belgique et la proclamation des États-Belgiques-unis. Mais ceux-ci ne vont durer qu'un an. Namur sera la première ville reprise par la force autrichienne. Le drapeau de la Belgique indépendante sera l'héritage des États Belgiques de 1789-1790 tout comme la devise nationale : « L'Union fait la force ». thumb|right|Volontaires d'Alost, le chevalier Dierickx de ten Hamme, commandant des chasseurs, d'après Jules Van Imschoot (1821-1884). Pour chaque état, ou province, l'ensemble des privilèges accordés par les souverains est à chaque fois consigné dans une charte appelée Joyeuse Entrée et renouvelée à chaque changement de souverain.