Timée (Platon)Le Timée (en Τίμαιος / Tímaios), l'un des derniers dialogues de Platon, est considéré depuis l'Antiquité comme l'œuvre capitale du philosophe. Rédigé sans doute vers , à peu d’intervalle du Politique et du Philèbe, mais avant Les Lois, comme le montrent les nombreuses analogies entre ces trois dialogues, le Timée devait composer une trilogie avec le Critias et l’Hermocrate, mais rien de ce dernier dialogue ne nous est jamais parvenu. Cette trilogie avait pour projet de décrire les origines de l'univers, de l'homme et de la société.
MénonLe Ménon est un dialogue de Platon, dans lequel Ménon et Socrate essaient de trouver la définition de la vertu, sa nature, afin de savoir si elle s’enseigne ou non, et sinon, de quelle façon elle est obtenue. Dans un premier temps, la question examinée est donc celle de l’essence de l’excellence. Néanmoins, après plusieurs vaines tentatives de réponse, Socrate et Ménon examinent une question plus générale de savoir si la connaissance de la vertu est possible, et comment elle l'est.
AlcibiadeAlcibiade, en grec ancien , est un stratège et un général athénien, né en 450 av. J.-C. et mort en 404 av. J.-C. Personnalité haute en couleur qui a fasciné ses contemporains, il réunit une naissance aristocratique, un patrimoine important de grandes propriétés foncières, une intelligence reconnue et une beauté enviée. Adopté par Périclès dont il est le neveu par sa mère, il est, dans la seconde moitié du , l'une des personnalités politiques les plus importantes du monde grec. Il est considéré comme étant un disciple de Socrate.
Le SophisteLe Sophiste, en grec ancien , est un dialogue de métaphysique de Platon traitant des genres de l’être, de la nature de l’être et de la nature du sophiste. Vers 370 , Platon traversa, selon Léon Robin et Pierre-Maxime Schuhl, une longue crise intellectuelle, durant laquelle il s'interrogeait sur sa théorie des Idées (interrogation qui traverse les dialogues du Parménide et du Sophiste). Il prit conscience de la difficulté d'association non symétrique des Idées avec les choses sensibles, ainsi que de l'association () des Idées entre elles, de même que la communion ( / koinônía) entre les Idées et le Bien.
Gorgias (Platon)Gorgias est un dialogue de Platon, ayant pour sous-titre De la rhétorique même s'il ne s'agit pas d'un traité sur l'art d'écrire, parler ou composer un discours. Il s'agit d'examiner la valeur politique et morale de la rhétorique. Deux thèses s'affrontent : celle de Gorgias, sophiste qui enseigne la rhétorique et considère que « l'art de bien parler » est le meilleur de tous les arts exercés par l'homme, contre celle de Socrate, qui dénonce la sophistique comme un art du mensonge.
Les LoisLes Lois (en Νόμοι / Nόmoi) est le titre du dernier des dialogues de Platon, après le Philèbe. C’est aussi le plus long des dialogues platoniciens et le seul où Socrate n’apparaît pas. Selon André Laks, il peut être lu comme . Dans les Définitions du pseudo-Platon, le mot « Loi » est défini comme la (). Platon, dans ce dialogue, tout comme dans La République, traite de la meilleure constitution politique. Il imagine dans les Lois la constitution de la cité la meilleure possible, en proposant pour modèle à ses dirigeants le juste selon les dieux.
AntisthèneAntisthène, en grec ancien / Antisthénês (Athènes vers 440- 362 av. J.-C.), est un philosophe grec, considéré comme le fondateur de l'école cynique vers 390 av. J.-C. Antisthène naît d'une mère d'origine thrace, ce qui ne lui permet pas d'avoir la pleine citoyenneté athénienne, et d'un père citoyen athénien du même nom que lui. Il fut d'abord l'élève de Gorgias et enseigna comme sophiste avant de suivre les leçons de Socrate, dont il retient surtout la leçon de frugalité et l'endurance.
Cratyle (Platon)Le Cratyle (en grec ancien / Kratýlos) est un dialogue de logique de Platon portant sur la question de la rectitude des noms. L’œuvre est composée entre le et le Il s'agit de savoir si la langue est un système de signes arbitraires ou naturels démontrant une relation intrinsèque avec ce qu’ils représentent. Une grande partie du dialogue est utilisée pour une analyse étymologique. Le dialogue a lieu entre trois personnages : Socrate, Cratyle et Hermogène.
Le PolitiqueLe Politique, en Πολιτικός, est un dialogue de Platon. Il est la suite immédiate du Sophiste, qui est censé se tenir dans la même journée, ce dernier dialogue étant lui-même la suite du Théétète. Il a pour interlocuteurs principaux l’Étranger d’Élée et Socrate (un homonyme, plus jeune que le maître de Platon). Socrate Théétète d'Athènes, mathématicien et philosophe. Théodore de Cyrène, mathématicien et philosophe, disciple de Protagoras, précepteur de Socrate et Platon.
DihairesisDans la philosophie d’Epictète, la dihairesis est le jugement de deuxième degré ou super-jugement opéré par la prohairesis humaine et grâce auquel nous sommes capable de distinguer, dans n’importe quelle situation, ce qui est en notre pouvoir exclusif et ce qui ne l’est pas. Dans ses Discours, Epictète nous donne plusieurs exemples de dihairesis en œuvre, comme dans les trois cas suivants : « Aujourd’hui je dois sûrement mourir. Y a-t-il besoin que je gémisse ? » ('Discours' I, 1,22) « Demain je dois être emprisonné.