Hypothèse kourganeL'hypothèse kourgane est l'hypothèse majoritaire chez les chercheurs et les historiens pour expliquer l'origine des langues indo-européennes. Cette hypothèse affirme l'existence d'une proto-langue, ou « langue originelle », parlée par une population qui aurait vécu dans les plaines steppiques du sud de la Russie. Introduite par Marija Gimbutas en 1956, cette hypothèse combine les données de l'archéologie avec celles de la linguistique pour tenter de localiser le foyer originel des Proto-Indo-Européens (PIE).
Peuples de la merLes Égyptiens anciens appelaient « peuples de la mer » (plus littéralement Gens des pays étrangers de la Mer, en égyptien ancien : nȝ ḫȝt.w n pȝ ym) des groupes de différents peuples venus par la mer attaquer par deux fois au moins, mais sans succès, la région du delta du Nil, sous les règnes de Mérenptah et de , à la fin du et au début du avant notre ère, à la fin de l'âge du bronze récent (période du Nouvel Empire). On identifiait parmi eux les Lukkas (Lyciens ?), Pelesets (Philistins ?), Aqweshs (Grecs ?), Shardanes (Sardes ?) et Shekeleshs, entre autres.
Hatti (peuple)vignette|redresse=1.5|Anatolie hittite vignette|redresse=1.5|L'empire Hittite (rouge) succède aux Hattis (-1290) Les Hattis sont un peuple disparu, ayant habité l'Anatolie centrale. Il faut les distinguer du peuple hittite, peuple contemporain qui a soumis le peuple hatti. Le terme Hittites nous est parvenu par la Bible et les sources de l'Orient Ancien en général, et il qualifie un peuple indo-européen d'Anatolie. Leur langue, que l'on nomme aujourd'hui hittite, était appelée nesili (nésite) par les Hittites eux-mêmes, en rapport avec la ville de Nesa (Kanesh).
Étrusquethumb|upright=1.4|Face avant du cippe de Pérouse dit Cippo perugino. Létrusque fut parlé par les Étrusques sur le territoire de l'ancienne Étrurie, en Italie centrale, correspondant environ à l'actuelle Toscane (qui lui doit son nom), à partir du , jusqu'à son extinction en tant que langue vivante, aux alentours du Il existe un corpus, soit un ensemble d'inscriptions en langue étrusque conservées jusqu'à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d'entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, Véies, Caeré, Tarquinia et alentours, mais aussi d'endroits plus éloignés, hors de l'Étrurie, avec lesquels celle-ci entretenait d'étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l'époque romaine la Gallia Narbonensis (la Narbonnaise) mais aussi la Corse, la Sardaigne et l'Afrique du Nord où Carthage était souveraine.
Arzawathumb|upright=1.8|Localisation des principaux sites et régions de l'Anatolie hittite L'Arzawa (forme ancienne Arzawiya) est une région et un royaume de l'Anatolie occidentale du Les historiens distinguent parfois entre les deux, un Arzawa « majeur », la région qui englobe plusieurs entités politiques, dont l'Arzawa « mineur » qui est le royaume d'Arzawa qui a pour capitale Apasa (Éphèse) et tente de rivaliser avec l'empire hittite au Les autres royaumes qui font partie de l'Arzawa au sens large sont Mira (ou Mira-Kuwaliya), le Pays de la rivière Seha, Hapalla et Wilusa (Troie ?).
Kültepeupright=1.5|thumb|Localisation de Kanesh et des principaux sites de l'Anatolie hittite. Kültepe (Colline de cendres en turc) est un site archéologique de Turquie, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Kayseri. Il correspond à l’ancienne ville hittite appelée Kanesh et plus tard Nesha au Ce site est surtout connu pour avoir livré des milliers de tablettes rédigées par des marchands de la cité d’Assur établis dans le quartier marchand (kārum) de Kanesh entre la seconde moitié du et le milieu du , fournissant ainsi une source de premier ordre sur le commerce dans la Haute Antiquité.
Théorie des laryngalesLa théorie des laryngales s'est développée au début du , à partir d'une hypothèse initialement proposée par le linguiste suisse Ferdinand de Saussure en 1879, expliquant les alternances vocaliques qualitatives et quantitatives à la fin de certains radicaux proto-indo-européens par des « coefficients sonantiques », modulant une « voyelle élémentaire » /e/. Cette hypothèse a été étendue par le Danois Hermann Møller (1906) et ensuite le Français Albert Cuny (1912), qui ont proposé de voir dans ces coefficients des consonnes « laryngales ».
Isoglosse centum-satemLa distinction centum-satem est une isoglosse des langues indo-européennes, caractérisant l'évolution des trois séries de consonnes dorsales vélaires de l'indo-européen commun : *, *, * (vélaires simples), *, *, * (labio-vélaires) et *, *, * (palato-vélaires). Le nom de cette distinction vient de la façon de dire « cent » dans des langues représentatives de chacun des deux groupes : le latin « centum » (prononcé kennetoume ['ken.tum]) et l'avestique « satəm ».
Phrygien (langue)Le phrygien était une langue indo-européenne parlée par les Phrygiens en Asie mineure au cours de l'Antiquité classique (du au avant notre ère environ). Le phrygien semble avoir été proche du grec. La similarité de certains mots phrygiens avec des mots grecs a été notée par Platon dans le Cratyle (410a). Le phrygien est attesté à travers deux corpus, l'un remontant aux environs de l'an 800 avant notre ère et en deçà, et l'autre, le néo-phrygien, datant du début de notre ère.
PalaïteLe palaïte est une langue indo-européenne, appartenant au groupe anatolien, par un peuple désignés aussi sous le nom de Palaïte dans la région appelée Pala par les textes hittites. Dans les textes hittites anciens, comme les Lois hittites anciennes, le mot Pala est utilisé pour désigner une région de l'empire. Elle se situe dans la région centrale du royaume hittite, en Anatolie centrale, à proximité de la région de Hattusa, le Hatti. Elle correspond peut-être à une partie de la Paphlagonie classique.