Phobie socialeLa phobie sociale (PS), ou trouble de l’anxiété sociale (TAS), est une forme de troubles anxieux définie récemment (1980 aux États-Unis) et classée actuellement parmi les troubles psychiatriques les plus fréquents. Elle correspond à ce qu'on appelle traditionnellement une timidité extrême, gênante ou handicapante. Hippocrate avait déjà décrit la timidité aux alentours de 400 . L'expression « phobie des situations sociales » apparaît dans le cours des .
Thérapie rationnelle-émotiveLa thérapie rationnelle-émotive (abrégée parfois PCER, TCER, TREC, TER, en français; ou RT, RET puis TREC en anglais) est une pratique psychothérapeutique empirique et directive, à fondements philosophiques, qui vise à soulager les individus souffrant de difficultés psychologiques (émotion et comportement). C'est une des principales formes de psychothérapie cognitivo-comportementale. Elle a été développée par Albert Ellis à partir de 1956 sous le nom de . En 1959 cette méthode prit le nom de et en 1992 celui de (TREC ).
BéhaviorismeLe béhaviorisme ou comportementalisme est un paradigme de la psychologie scientifique selon lequel le comportement observable est essentiellement conditionné soit par les mécanismes de réponse réflexe à un stimulus donné, soit par l'histoire des interactions de l'individu avec son environnement, notamment les punitions et renforcements par le passé. L'approche béhavioriste vise à mettre au jour des relations statistiquement significatives entre les variables de l'environnement et les mesures du comportement étudié sans faire appel au psychisme comme mécanisme explicatif.
Distorsion cognitiveUne distorsion cognitive est un schéma de pensée exagéré ou irrationnel impliqué dans l'apparition et la perpétuation d'états psychopathologiques, en particulier ceux qui sont plus influencés par des facteurs psychosociaux, tels que la dépression et l'anxiété. Le psychiatre Aaron T. Beck, en approfondissant les travaux d'Albert Ellis et sa thérapie rationnelle émotive, a posé les bases de l'étude de ces distorsions et son élève David D. Burns a poursuivi ses recherches sur le sujet.
AgoraphobieL' (du grec ancien / agorá (« place publique », « assemblée ») et / phóbos (« peur »)) est la peur des lieux publics et des espaces ouverts, au sens commun du terme. C'est plus précisément la peur de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement. De nombreuses situations et lieux peuvent être évités ou fuis et varient selon les personnes. Les réunions professionnelles ou familiales, les queues au supermarché, les attentes chez le médecin, le dentiste, être enfermé même dehors ou plus précisément être bloqué, très souvent s'éloigner de son domicile est une des grandes peurs d'agoraphobes, comme d'emprunter les autoroutes ou grandes routes fermées par des barrières.
NévroseUne névrose est un trouble psychique dans lequel le sujet est conscient de sa souffrance psychique et s'en plaint. Névrose vient du mot neurosis, dérivé du grec « neuron » (« nerf, neuro ») avec le suffixe « ose » de « ôsis » servant aux mots désignant des maladies non inflammatoires. Le terme apparaît au , où il est employé par le médecin écossais William Cullen en 1769. Celui-ci définit alors les névroses comme suit : En 1785, Philippe Pinel l'introduit en français.
Trouble de la personnalité borderlineLe trouble de la personnalité borderline (TPB), ou trouble de la personnalité limite (TPL), est un trouble de la personnalité caractérisé par une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l'. Le terme anglais borderline ( ou ) est issu de l'expression utilisée par le psychiatre américain Charles Hamilton Hughes, en 1884, . Ce concept fait l'objet de différentes hypothèses psychanalytiques dans lesquelles le terme désigne un type frontière entre et .
Thérapie cognitivo-comportementaleLes thérapies comportementales et cognitives ou TCC (en anglais, cognitive behavioral therapy ou CBT) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiatriques (notamment addictions, psychoses, dépressions et troubles anxieux) qui partagent une approche selon laquelle la technique thérapeutique doit être fondée sur les connaissances issues de la psychologie scientifique. Elles doivent obéir à des protocoles relativement standardisés. Elles évaluent souvent l'évolution du patient au cours de la thérapie.