SuicideLe suicide (du latin « », terme composé du préfixe « » signifiant , et du verbe « » signifiant ) est l’acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. À l'échelle mondiale, plus de 800 000 personnes se suicident chaque année, dont environ 3 sur 10 par ingestion intentionnelle de pesticides. C'est, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la treizième cause de mortalité dans le monde, tous âges compris, et parmi les premières causes de mortalité chez les jeunes.
Incitation au suicideLincitation ou provocation au suicide réfère aux comportements qui peuvent conduire, directement ou indirectement, au suicide d'une tierce personne et qui sont punis par la loi dans certains pays. Le Code criminel contient une infraction de conseiller le suicide ou d’y aider à l'art. 241 (1) C.cr. : Les paragraphes suivants de cette disposition énoncent toutefois une exception pour le personnel médical qui respecte les conditions de l'aide médicale à mourir.
Philosophie du suicideLe point de vue philosophique sur le suicide dépend du courant, de l'époque et de l'auteur considéré. Cependant, pour les auteurs croyants, il rejoint souvent celui de leur religion. Hégésias de Cyrène soutenait qu'il n'y a pas de bonheur possible et que la mort est préférable à la vie (sauf pour le sage à qui toutes deux sont indifférentes), aussi conseillait-il le suicide, ce qui le fit surnommer Peisithanatos (« celui qui pousse à la mort »).
PendaisonLa pendaison est le fait de suspendre une personne, au moyen généralement d'une corde, mais aussi parfois de chaînes, par le cou ou par d'autres parties du corps, soit à des fins de torture, soit en guise de peine de mort (en pendant le supplicié à une potence avec l'aide d'un « nœud de pendu » ou d'un « nœud coulant »), soit dans un but de suicide. Elle entraîne une rupture du cou ou une suffocation, une impossibilité de respirer et enfin la mort.
Droit de mourirLe droit à mourir, droit de mourir ou droit à la mort est un concept éthique et juridique qui soutient la liberté d'un être humain de mettre fin à sa vie ou de se soumettre à l'euthanasie volontaire. On fait généralement référence à la détention de ce droit par des personnes atteintes d'une maladie terminale ou sans volonté de continuer à vivre, à qui l'on peut permettre de mettre fin à leur propre vie, de refuser un traitement prolongeant leur vie ou d'avoir recours au suicide assisté ou à l'euthanasie.
SantharaLe Santhara — appelé aussi Sallekhana — est une pratique du jaïnisme qui consiste à mourir par suite du jeûne. Cette pratique est actuellement controversée en Inde car assimilée au suicide. Une pratique similaire existe dans l'hindouisme : le . vignette|Acharya Shantisagar, mort le 18 septembre 1955 (à 83 ans), après avoir observé le vœu de sallekhana. Le santhara s'adresse aux personnes en fin de vie ou aux personnes ayant atteint un très haut niveau de réalisation, un des derniers stades donnés par les gunasthanas.
AutomutilationL’automutilation se caractérise par des blessures et dommages physiques directs, avec ou sans intention suicidaire. Ce terme est utilisé dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM--TR). Son usage est discutable pour ce qui concerne les lésions cutanées auto-infligées, car le mutilare renvoie à la section irréversible d'un membre ou d'un organe (exemple : se crever un œil ou se couper un doigt).
Lésion cérébraleUne lésion cérébrale est une lésion qui touche le cerveau. En général, il s'agit d'une destruction plus ou moins étendue du tissu nerveux entraînant un déficit dans la perception, la cognition, la sensibilité ou la motricité en fonction du rôle que jouait la région atteinte dans l'architecture neurocognitive. Cette lésion peut être de nature diverse : ischémique, hémorragique, compressive par un processus extensif de type tumoral ou un hématome.