Libéralismevignette|La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix (1830). Le libéralisme est un courant de pensée qui prône la défense des droits individuels, subjectifs (isonomie, liberté, sécurité, propriété...), dans la lignée de John Locke, au nom d'une vision fondée sur l'individu et la coopération volontaire entre les humains. Emmanuel Kant ajoutera à cette définition, et c'est cette conception spiritualiste et idéaliste du libéralisme (dualisme ou idéalisme absolu) qui prévaudra en Europe, que la plus haute valeur observée dans un état de droit, c'est la dignité de la personne humaine ; cette dernière ayant le potentiel d'être autonome, d'être libre d'agir et de choisir ses propres fins.
Parti toryvignette|Henry St John, 1er Vicomte de Bolingbroke. Chef des conservateurs. Au Royaume-Uni, les Tories constituaient l'un des deux groupes parlementaires britanniques à partir du , ancêtres du Parti conservateur. Réputés proches de la dynastie Stuart, ils étaient favorables à un pouvoir royal fort et défendaient les intérêts de l'aristocratie foncière, mais inspirant la méfiance de la Maison de Hanovre, qui les suspectait de collusion avec la dynastie précédente, les rois du leur préférèrent les Whigs.
ConfusionnismeLe confusionnisme est défini comme « la tendance à entretenir la confusion et empêcher l'analyse, ainsi que le résultat de cette attitude ». En politique, depuis les années 2010, Philippe Corcuff mobilise le terme pour qualifier un discours ou une stratégie entretenant la confusion entre des idées d’extrême droite et d’extrême gauche. Selon le politologue Jean-Yves Camus, un brouillage « rouge-brun » date de l'époque moderne. Pour Philippe Corcuff, le discours confusionniste produit un brouillard, issu d'une ambiguïté autour des valeurs et des objectifs de ces deux tendances politiques.
LocalismeLe localisme (du latin locus, lieu) est une doctrine qui consiste à privilégier ce qui est local sans toutefois se fixer de limites frontalières, afin de favoriser la démocratie participative, la cohésion sociale et l'économie de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement via une moindre empreinte écologique liée au transport de personnes et de marchandises. Apparu au , le concept de localisme s'est fortement inspiré des écrits de Leopold Kohr, Ernst Friedrich Schumacher, Wendell Berry et Kirkpatrick Sale, parmi d'autres.
ToryLe terme Tories (au singulier : Tory) désigne les partisans d'une philosophie politique conservatrice britannique. Il s’agit d’un emprunt à l’irlandais tóraidhe : « poursuivant ». Tory désignait en effet initialement des opposants irlandais dépossédés vivant en hors-la-loi (1646), puis tous les partisans armés ou bandits. En Grande-Bretagne, le terme tory apparaît vers 1679-80 : c’est alors le nom insultant donné à ceux qui s'opposent à l'exclusion du duc d'York de la succession à la couronne d'Angleterre, pour cause de conversion au catholicisme.
CorporatismeLe corporatisme est un terme polysémique. Il peut faire référence aux corporations, aux métiers organisés selon des règles, générant une hiérarchie entre maîtres, compagnons et apprentis, par exemple en France avant la Révolution française. Il peut désigner une doctrine et/ou une pratique cherchant à organiser les relations professionnelles afin de dépasser le conflit capital-travail par la collaboration entre les classes sociales, entre patrons et ouvriers notamment.
Démocratie chrétienneLa démocratie chrétienne est un courant de pensée politique et religieuse qui a inspiré des partis politiques qui ont été ou sont importants notamment en Europe de l'Ouest et en Amérique du Sud. Il s'exprime en Europe à partir de la fin du . La démocratie chrétienne cherche à promouvoir, au sein d’une société démocratique et pluraliste, les valeurs véhiculées par les Églises chrétiennes : la liberté, le respect de l'être humain, les droits de l'homme, la fraternité, l'aide aux plus démunis.
Conservatisme socialLe conservatisme social, également appelé conservatisme sociétal, est une branche du conservatisme axée sur la défense de ce qui est perçu comme étant la « moralité traditionnelle » ou les « bonnes mœurs ». Cette idéologie relativement jeune émerge comme une forme distincte de conservatisme au cours des années 1960 en réponse aux transformations sociales initiées par la révolution sexuelle, le mouvement féministe et le mouvement pour les droits LGBTQI+.
ProgressismeLe progressisme est une philosophie politique favorable aux réformes sociales. Il est fondé sur l'idée de progrès selon laquelle les avancées dans les domaines de la science, de la technologie, du développement économique et de l'organisation sociale sont essentielles à l'amélioration de la condition humaine. Le progressisme a pris une grande importance au cours du siècle des Lumières en Europe, du fait de la croyance selon laquelle l'Europe démontrait que les sociétés pouvaient passer d'un état non civilisé à la civilisation en renforçant la base de la connaissance empirique comme fondement de la société.
ConservatismeLe est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et affirme le primat de la nature sur la raison humaine. Le conservatisme prône la préservation d'une situation ou le retour à une situation passée dans les domaines social, politique, moral, culturel, religieux. En ce sens, il s'oppose au progressisme. Pour Michael Freeden, le conservatisme croit seulement en un changement limité de ce qui est naturel ou organique. Pour les conservateurs, l'ordre social est indépendant de la volonté humaine.