HaineLa haine est un sentiment personnel de détestation, d'hostilité ou d'exécration très forte à l'égard de quelque chose ou de quelqu'un. Elle peut conduire à des comportements ou des actes malveillants, voire à commettre des assassinats. Le philosophe espagnol José Ortega y Gasset définit la nature de la haine : La psychanalyste Marie-Claude Defores considère la haine comme une force délibérément déstructurante et déshumanisante, arme principale de la perversion : Allant dans le même sens, Heitor de Macedo affirme : Pour le psychanalyste Pierre Delaunay, Saverio Tomasella confirme l'ensemble de ces constats cliniques.
VanitéLa vanité (du latin vanitas) est un trait de caractère consistant à avoir une croyance excessive en ses propres capacités et en son attractivité. Avant le , elle n'avait pas de signification narcissique, mais était considérée comme une chose futile. Le terme connexe de « vaine gloire » est aujourd'hui considéré comme un synonyme archaïque de vanité, une vantardise injustifiée. Dans la sphère philosophique, la vanité renvoie à un sens plus large de l'égoïsme et de l'orgueil. Friedrich Nietzsche écrit que, selon lui, .
Valeurs (sociologie)thumb|400px|Les valeurs culturelles dans le monde d'après Ronald Inglehart et Christian Welzel (2004). L'axe horizontal distingue les valeurs de survie (gauche) des valeurs d'épanouissement personnel (droite), tandis que l'axe vertical met en évidence les valeurs traditionnelles (bas) et les valeurs laïques et rationnelles (haut). Le terme valeurs peut faire référence à des attributs et des perceptions qu'une personne partage avec des membres de son groupe social ou culturel ; ces valeurs sont dites parfaites et rendent désirables ainsi qu'estimables les êtres ou les comportements auxquels elles sont attribuées.
Éthique de la vertuLéthique de la vertu est une expression utilisée en philosophie morale contemporaine, afin de la distinguer de deux autres courants majeurs de l'éthique normative : la morale déontologique, qui insiste sur le devoir moral propre à l'action, et le conséquentialisme, qui insiste sur les conséquences de l'action. L'éthique de la vertu insiste sur l'importance des traits caractéristiques d'une personne, et prête ainsi davantage attention à ce qu'on considère habituellement sous le nom de vertus.
Éthique à NicomaqueL’Éthique à Nicomaque (en Ἠθικὰ Νικομάχεια, Ethiká Nikomácheia) est un ouvrage d'Aristote qui traite de l'éthique, de la politique et de l'économie. Il est, avec l’Éthique à Eudème et la Grande Morale (Magna Moralia, d'authenticité douteuse), l'un des trois principaux livres exposant la philosophie morale d'Aristote. Aristote se propose ici de rechercher le sens ultime de la vie humaine, le souverain bien, c'est-à-dire le bonheur. Cette interrogation le pousse à s'interroger sur le genre de vie et les conduites les plus susceptibles de rendre heureux.
Luxurevignette|La luxure représentée par Pieter Bruegel. vignette|droite|Sur cette fresque de 1727 de David Selinitsiotis, des démons cautérisent le sexe d'une prostituée (I porni, en graphie grecque) qui a vécu dans la luxure, tandis que l'avare (O philargyros) est étouffé par un serpent (église Saint-Jean Baptiste de Kastoria, Grèce). vignette|La Luxure sur un chapiteau roman est représentée par la femme aux seins mordus par des serpents.
VertuLa vertu est l'excellence morale. Concept majeur de la philosophie, cette notion est également à l'intersection de la religion et de la politique. Un des objets majeurs de réflexion des philosophes, la vertu est polysémique et a été définie par de nombreux penseurs en des termes différents. En philosophie grecque classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin cardo, pivot) : la prudence, la tempérance, la force d'âme et la justice.
Fiertévignette|upright|Fierté d'un motard tanzanien. Appartenant au même champ lexical que l’orgueil, la fierté a comme lui plusieurs définitions qui se recoupent d’ailleurs (les deux mots étant pratiquement interchangeables), et qui s'entendent selon le contexte. Il peut s'agir : du caractère de quelqu'un qui se croit supérieur aux autres ; morgue, arrogance, hauteur.
AmourLamour est un fort sentiment d'affection et d'attachement envers un être vivant ou une chose, assez intense pour pousser ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l'objet de cet amour. L'amour éprouvé pour une autre personne peut conduire à adopter un comportement particulier et aboutir à une relation amoureuse si cet amour est partagé. En tant que concept général, l'amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse et d'empathie envers une personne.
ColèreLa colère est un état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, une frustration, traduisant un vif mécontentement entraînant des manifestations physiques ou psychologiques par une personne. Ces manifestations peuvent être contrôlées. Selon certains philosophes grecs, notamment Aristote, la colère peut faire souffrir celui qui l'exprime et peut être ainsi considérée comme une passion. Selon le Littré, le mot français « colère » est issu du latin « cholera » signifiant, bile ou colère, lui même issu du grec , « choléra ».