Alphabet grecLalphabet grec est un alphabet bicaméral de vingt-quatre lettres, principalement utilisé pour écrire la langue grecque depuis la fin du ou le début du C'est le premier et le plus ancien alphabet, dans l'acception la plus réduite de ce mot, car il note chaque voyelle et consonne avec un graphème séparé. Le grec moderne utilise encore cet alphabet de nos jours. Par le passé, les lettres ont servi également pour la numération grecque, depuis le , mais les chiffres arabes tendent à les remplacer en Grèce.
Quantité vocaliqueLa quantité vocalique est la longueur ou durée d'une voyelle. En effet, une voyelle peut être brève ou longue ; de nombreuses langues, notamment le latin classique, l'arabe et le grec ancien, font usage de cette distinction dans leur phonologie. La quantité vocalique est généralement marquée en philologie par un signe diacritique : une brève pour les voyelles brèves (Ă, ă) et un macron pour les voyelles longues (Ā, ā).
Lettre (alphabet)La lettre est l'un des signes graphiques formant un alphabet et servant à transcrire une langue. Ce mot provient du latin littera « caractère d’écriture », dont l’origine est inconnue. Le Dictionnaire étymologique de la langue latine d'Ernout et Meillet signale une possible provenance grecque ou un emprunt étrusque, « hypothèse ingénieuse et séduisante, mais non rigoureusement démontrable. » L'écriture est apparue en Mésopotamie vers 3500 et en Égypte vers 3300 Pour la première fois, en 2400 , les Égyptiens écrivirent sur des papyrus.
OmégaOméga (capitale Ω, minuscule ω ; en grec ωμέγα) est la et dernière lettre de l'alphabet grec, précédée par psi. En grec ancien, la lettre oméga représente la voyelle mi-ouverte postérieure arrondie longue . En grec moderne, elle représente le même phonème que la lettre omicron, c'est-à-dire la voyelle mi-fermée postérieure arrondie brève . Dans le système de numération grecque, oméga vaut 800 ; par exemple ωʹ représente le nombre 800.
EpsilonEpsilon (capitale Ε, minuscule ε ; en grec έψιλον), est la lettre de l'alphabet grec, précédée par delta et suivie par zêta. Dérivée de la lettre he x12px de l'alphabet phénicien, elle est l'ancêtre des lettres E et Ɛ (epsilon) de l'alphabet latin, et des lettres Е et Є de l'alphabet cyrillique et de leurs formes diacritées ou culbutées. En grec ancien, epsilon représente, suivant les dialectes, la voyelle mi-fermée antérieure non arrondie courte , sa forme longue ou la voyelle mi-ouverte antérieure non arrondie longue .
Macron (diacritique)Le macron est un diacritique de plusieurs alphabets : latin, grec et cyrillique. Il prend la forme d’une barre horizontale que l’on place le plus souvent au-dessus (suscrit) d’une voyelle. Son principal rôle est d’indiquer que le signe qui le porte reçoit une quantité vocalique longue. La voyelle longue ainsi constituée se différencie de la lettre écrite sans signe particulier considérée comme brève. Signe diacritique suscrit : .
DigrammeEn linguistique, un digramme est un assemblage de deux signes (généralement deux lettres dans un alphabet), diacritiques non comptés, qui forme un unique graphème et ne peut pas s'interpréter par la valeur de chacun des signes pris isolément. Il peut ainsi représenter un unique phonème, ou bien une suite de phonèmes différente de la succession des phonèmes représentés par chacun des signes. Dans le cas d'un assemblage de trois caractères, on parle d'un trigramme.
AlphaAlpha (capitale Α, minuscule α ; en grec άλφα), est la première lettre de l'alphabet grec. Dérivée de la lettre aleph x12px de l'alphabet phénicien, elle est l'ancêtre des lettres A et Ɑ (alpha) de l'alphabet latin, de la lettre А de l'alphabet cyrillique, et de la lettre Ⲁ de l’alphabet copte. En grec ancien, alpha est prononcé [a] quand il est court et [aː] quand il est long. En cas d'ambiguïté, la lettre est de nos jours parfois diacritée d'un macron ou d'une brève : Ᾱᾱ, Ᾰᾰ.
Grec moderneLe grec moderne (en grec : (νεο)ελληνική γλώσσα / (neo)ellinikí glóssa « langue grecque (moderne) », ou simplement (νέα) ελληνικά / (néa) elliniká) est la langue maternelle de de locuteurs, dont en Grèce où il est langue officielle, comme à Chypre. Il existe aussi des minorités de langue grecque en Albanie et en Turquie. Le grec moderne est également appelé romaïque (Ρωμαίικα) ou roméique. Cette appellation, en vigueur jusqu’au , tend à disparaître. Il fait partie de la branche hellénique des langues indo-européennes.
Alphabet phénicienL'alphabet phénicien (appelé par convention alphabet protocananéen pour les inscriptions antérieures à 1200 av. J.-C.) est un ancien abjad, un alphabet consonantique non pictographique. Il était utilisé pour l'écriture des langues cananéennes et en particulier du phénicien, langue sémitique utilisée par la civilisation phénicienne. Il s'agit d'un abjad, car il ne note que les sons consonantiques (une mater lectionis a été utilisée pour certaines voyelles dans des variétés tardives).