Thomas LieblingOriginaire de Greifensee (ZH), Thomas M. Liebling est né à La Paz (Bolivie) en 1942. Il obtient un diplôme d'ingénieur électricien, le titre de docteur et l'habilitation en mathématiques à l'EPFZ. Il est lauréat du Prix et de la Médaille de l'ETH, ainsi que du Prix Biennial de la Science de la GOR.
Après des séjours aux USA comme chercheur et professeur, notamment aux universités de Stanford et au Rensselaer Polytechnic Institute il entre à l'EPFL en 1980, en tant que professeur au Département de mathématiques. Il dirige le ROSO, un groupe formé d'une douzaine de collaborateurs se vouant à la modélisation, simulation et optimisation de systèmes physiques, biologiques, techniques et économiques, en particulier aux applications en logistique et productique.
Membre de 107 jurys de thèse de doctorat et habilitations, il en a été directeur de 39. En outre il a dirigé quelque 150 thèses de master et 350 projets de semestre.
Durant dix ans il est un des responsables du cours postgrade en informatique technique. Il dirige le cours doctoral en optimisation discrete organisé conjointement avec les Universités de Grenoble, Louvain-la-Neuve et Cologne. Il a présidé la Commission informatique de l'EPFL et le Conseil PHP, ainsi que de la Conférence des chefs de département. Chargé de créer le Prix EPFL des doctorats, il en préside le jury. Durant cinq ans il préside la commission de recherche de l'EPFL.
Auteur et coauteur de plusieurs ouvrages et de quelque 200 d'articles scientifiques, il a fonctionné comme Editeur départemental de Management Science, et Editeur associé notamment de Operations Research, Operations Research Letters, Mathematical Programming, Discrete Optimzatio. Il est membre du conseil scientifique du Konrad-Zuse-Zentrum. Il est membre individuel dela SATW, l'académie suisse des sciences techniques. Il a préside le Tucker Prize Committee de la Société Internationale de Programmation Mathématique, ainsi que le Symposium Advisory Committee. De 2003 à 2008 il est membre du Comité du Conseil de Fondation du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique.
Olivier SchneiderAprès une thèse en physique des particules à l'Université de Lausanne, soutenue en 1989, Olivier Schneider rejoint le LBL, Lawrence Berkeley Laboratory (Californie), pour travailler sur l'expérience CDF au Tevatron de Fermilab (Illinois), d'abord au bénéfice d'une bourse de chercher débutant du Fonds National Suisse pour la Recherche Scientifique, puis comme post-doc au LBL. Il participe à la construction et à la mise en service du premier détecteur de vertex au silicium fontionnant avec succès auprès d'un collisionneur hadronique, détecteur qui a permis la découverte du sixième quark, appelé "top". Dès 1994, il revient en Europe et participe à l'expérience ALEPH au grand collisionneur électron-positon du CERN (Genève), comme boursier puis comme titulaire d'un poste de chercheur au CERN. Il se spécialise en physique des saveurs lourdes. En 1998, il est nommé professeur associé à l'Université de Lausanne, puis professeur extraordinaire à l'EPFL en 2003, et enfin professeur ordinaire à l'EPFL en 2010. Ayant participé depuis 1997 à la préparation de l'expérience LHCb au collisionneur LHC du CERN, entrée en fonction à fin 2009, il en analyse maintenant les données. Il contribue aussi depuis 2001 à l'exploitation des données enregistrées par l'expérience Belle au laboratoire KEK (Tsukuba, Japon). Ces deux expériences étudient principalement les désintégrations de hadrons contenant un quark b, ainsi que la violation de CP, c'est-à-dire le non-respect de la symétrie entre matière et antimatière.